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Mise à jour du 21 juillet 2019 à 11h00

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10 juillet 2019
BAROLO BRUNATE, GIUSEPPE RINALDI 2015 (****)
Couleur rouge de Barolo « classique ». Arômes élégants avec un aspect giboyeux très agréable.
Les fruits rouges sont accompagnés par une touche florale (rose). Le vin est onctueux à l’attaque.
La densité de bouche est remarquable. La finale est un peu courte car elle est marquée par les tannins
et l’acidité. On décèle aussi une très légère acidité volatile. Manifestement, le sujet est encore trop jeune.
BAROLO BRUNATE, GIUSEPPE RINALDI 2014 (****)
Arômes ouverts, dans l’élégance. On y retrouve le même aspec giboyeux et floral que dans le 2015,
mais c’est plus développé. Le vin est rond et soyeux à l’attaque. La finale est marquée par une belle
fraîcheur. L’ensemble est peut-être moins structuré que le 2015, mais il est plus harmonieux à l’heure
actuelle. Un rapprochement est à faire avec le Bourgogne. Belle buvabilité.
BAROLO BRUNATE, GIUSEPPE RINALDI 2013 (*****)
Arômes amples et nobles. On sent le grand classique bien fait. Petite touche de cuir. Vin somptueux.
Le gras n’est là que pour enrober les tannins et l’acidité. Grande harmonie. La rondeur du fruit fait tout
simplement glisser le jus au fond du gosier, pour son grand plaisir. Très structuré et long.
BAROLO BRUNATE, GIUSEPPE RINALDI 2012 (*****)
Arômes très ouverts et amples. C’est élégant, mais un peu moins « précis » que le 2013. Belle touche
florale (rose). Vin rond à l’attaque. Mais la texture reste ferme grâce aux tannins et à l’acitidé.
Grand sujet qui est annoncé pourtant comme issu d’un millésime difficile.
BAROLO BRUNATE, GIUSEPPE RINALDI 2011 (*****)
Nez très complexe, dans le style classique, avec un caractère affirmé. Notes de kirsch, de fruits exotiques
et de bois oriental. Vin somptueux tout en sensualité. C’est même doux à l’attaque, mais les tannins et
l’acidité rehaussent favorablement l’ensemble. C’est du plaisir sans restriction. C’est peut-être celui qui
est le plus « nature ».
BAROLO BRUNATE, GIUSEPPE RINALDI 2010 (*****)
Nez racé et fort. Le caractère est marquant. On sent des fruits parfaits de récolte. Le boisé est encore
présent, mais il est sans défaut. Le vin est riche et corsé. Des tannins à l’alcool, tout est généreusement
dimensionné. Quelle matière! L’ensemble est impressionnant à plusieurs titres. Pour quelques-uns, ce fut
le plus grand de la série. Pour moi, ce sera peut-être le plus grand. Mais en l’instant, il me semble un peu
trop juvénile.
BAROLO BRUNATE LE COSTE, GIUSEPPE RINALDI 2009 (*****)
Arômes de grande noblesse avec un début de tertiaires positifs. On sent un fruit de récolte mûr et concentré.
Vin baroque avec de la richesse. Il est même doux à l’attaque. Mais il est concentré en tout. Les tannins sont
encore athlétiques et juvéniles. L’acidité citronnée rehausse magnifiquement le tout. La trame est rès serrée,
même lors de la longue persistance. Il est grandiose maintenant, mais a le potentiel pour grandir encore.
BAROLO BRUNATE LE COSTE, GIUSEPPE RINALDI 2006 (***)
Les arômes présentent un fruit resté bien jeune. Note mentholée. Il semble que l’accord entre l’élevage
et le fruit de base n’est pas encore à son terme, ce qui est tout de même inquiétant.
Vin riche, un peu râpeux, avec des tannins stricts en finale.
BAROLO BRUNATE LE COSTE, GIUSEPPE RINALDI 2005 (?)
Arômes un peu phénolés avec de la réglisse. Le vin est riche jusqu’à être déséquilibré par l’alcool.
Il est sauvé par son glycérol. On ose espérer une bouteille déficiente.
BAROLO BRUNATE LE COSTE, GIUSEPPE RINALDI 2004 (*****)
Arômes élégants, forts, racés et puissants. C’est du sérieux! Vin très dense avec un caractère marquant.
Les tannins et l’acidité sont forts, mais la concentration de la matière première harmonise tout.
Grand sujet encore en phase ascendante.
MAGNUM BAROLO BRUNATE LE COSTE, GIUSEPPE RINALDI 2003 (*****)
Arômes élégants jusqu’à la plus grande séduction. Vin riche pourvu d’une belle personnalité. L’attaque est
soyeuse. L’ensemble est d’une corpulence peu commune. A nouveau, les tannins et l’acidité procurent la
fermeté nécessaire en finale. Même si on devine une récolte sur mûre, (on se rappelle des cannicules du
millésime) rien ne semble compoté ou lourd. Sa tenue dans le temps nous éloignerait du millésime, si bu à
l’aveugle. Trop beau!

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29 juin 2019
VIN DU GLACIER, ALAIN ZUBER (****)
Sa couleur est d’or. Les arômes sont purs et droits. Le fruité est bien là, sans défaut. On sent que les nombreuses décennies de repos ont permis au vin de devenir sage et complexe. Sa personnalité s’est renforcée au fil des ans. Bien entendu, le style appelé oxydatif fait partie du vin. Il n’est pas trop marqué, mais surtout, il n’a aucune déviance. Il s’apparente à celui des vins jaunes du Jura. La densité de bouche est remarquable. Le vin est sec, sans être rude.

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23.06.2019
VEGA SICILIA UNICO 1942 (*****)
La couleur est encore très dense. Au nez, immédiatement, on devine le sujet de grande dimension. Les arômes sont très complexes et nobles. On y sent des fruits noirs très mûrs, des épices fines, du tabac et toutes les odeurs de la savane. C’est impressionnant. La bouche suit magistralement. La densité est extrême. C’est une interminable vague onctueuse qui déferle dans le palais. Le plus grand Vega Sicilia Unico que j’ai bu.

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19 juin 2019
CHATEAU L’ENCLOS, POMEROL 1982 (*****)
Vin séduisant au possible. Il est arrivé au summum. Tout est fondu et équilibré.
CHATEAU LAGRANGE 1990 (*****)
Très grand vin structuré et harmonieux. Sa force peu commune ne dévie sur aucune lourdeur.

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15 juin 2019
GRUNER VELTLINER LOIBNER SMARAGD, KNOLL 2013 (****)
Très beau sujet harmonieux qui allie structure et caractère sans partir sur la lourdeur.
CHARMES-CHAMBERTIN, ARMAND ROUSSEAU 2007 (****)
Cru noble et fin avec de l’harmonie. Je ne sais si c’est le millésime, mais il aurait dû présenter
un peu plus de densité.
GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRU CLOS ST-JACQUES,
ARMAND ROUSSEAU 2007 (****)
Cru noble et fin avec de l’harmonie. Je ne sais si c’est le millésime, mais il aurait dû présenter
un peu plus de densité.
MAGNUM CHATEAU LATOUR 1995 (*****)
Un superbe Latour avec toutes les qualités habituelles de ce cru. Tout est là, mais c’est à mon
sens encore bien jeune.
CHATEAU MARGAUX 1985 (*****)
Quelle réussite chez Margaux. Ce vin a pu déployer toutes ses qualités avec harmonie.
On sent que l’âge lui a permis de développer ce qui fait vibrer l’amateur.
CHATEAU AUSONE 1972 (****)
Une bouteille ouverte avec en tête l’assurance de trouver un cru de piètre qualité, comme la cote du millésime. Ce fut tout le contraire. Le vin n’a peut-être qu’une structure moyenne, mais il est magnifié
par la noblesse de son terroir. Son équilibre est parfait et il procure un vrai plaisir hédoniste.
CHATEAU RAYAS 2005 (*****)
Un grand Rayas avec sa corpulence habituelle et son côté séduisant. Le fruit est des plus onctueux.
C’est mûr, mais la finale est rehaussée par une belle acidité. Il se boit facilement maintenant, mais on
connaît son énorme potentiel de vieillissement.

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9 juin 2019
FRANCIACORTA BRUT SATEN MAGNIFIGENTIA, UBERTI 2010 (*****)
Méthode traditionnelle parfaitement réussie. La finesse et l’élégance sont là. Le fruit part sur les agrumes et
le citron, tout en fraîcheur. La bouche est dense mais reste délicate. Grande harmonie et belle longueur.

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8 juin 2019
BRUT QUANRANTATRE, FRANCO MARTINETTI 2007 (*****)
Superbe méthode traditionnelle avec du corps et du caractère. La bulle est parfaite. On sent une
belle structure de base. Rien n’est lourd malgré le volume de bouche. L’acidité n’est pas très élevée,
mais la minéralité finale compense. Une découverte.
BAROLO VIGNA RIONDA, GIOVANNI ROSSO 2012 (*****)
Au nez, on sent un caractère bien marqué et beaucoup de force. On y retrouve des fruits noirs avec
des notes de bois doux ou de réglisse. En bouche, c’est un Barolo de grande structure avec beaucoup
de corpulence. La matière première est impressionnante. Le sujet est imposant de par ses composantes
fortement dimensionnées et on devine qu’il a encore besoin de temps pour se développer plus
harmonieusement. Malgré cela, on n’atteint pas la pureté ou la classe des vins issus de la même vigne
élaborés par Bruno Giacosa.

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5 juin 2019
CLOS DE VOUGEOT, RENE ENGEL 1999 (*****)
Couleur encore foncée et dense. Arômes surtout racés et forts. On sent le grand caractère. Il faut un moment d’ouverture pour que cela devienne un peu plus élégant. Le vin est fortement structuré. Les tannins sont athlétiques. L’ensemble est assez monumental. Pas encore au sommet.
BARBARESCO SAN CRISTOFORO DI NEIVE, BRUNO GIACOSA 1974 (*****)
Magnifique couleur rouge dense juste un peu orangée. Arômes éblouissants de pureté, encore sur le fruit. Mais le caractère est aussi là. L’ensemble respire la plus belle noblesse. A chaque instant, une nouvelle facette se présente. Le vin est concentré, élégant et harmonieux. La chair est soyeuse mais elle est restée ferme grâce à l’acitité. Les tannins sont d’une grande noblesse. Longueur extrême.
CLOS FOURTET 1937 (*****)
La couleur est superbe encore. Les arômes sont d’une grande délicatesse, mais ne manquent pas de densité. A l’aveugle, les convives ont tous donné entre 40 et 50 ans de moins! C’est vraiment pur et droit. La bouche confirme: l’harmonie est exceptionnelle. Un plaisir, je vous dis!
GRANGE HERMITAGE, PENFOLDS 1975 (*****)
La couleur est encore très foncée. Les arômes sont marquants de caractère et de force. La qualité parfaite de la récolte met en arrière-plan le cépage. On est sur les fruits noirs, le tabac et le cuir. C’est vraiment noble. La densité de bouche est hors norme, mais rien n’est lourd. L’harmonie est sans défaut. Le vin n’en finit pas d’imprégner les papilles à la persistance. Un cru des plus marquants. C’est sur ce 1975 (44 ans) que l’on se rend compte que le Grange a besoin de plusieurs décennies pour arriver au sommet de son art.
AMARONE DELLA VALPOLICELLA RISERVA, QUINTARELLI 1978 (*****)
La couleur est magnifique bien qu’un peu orangée. Au nez, un long voyage commence. On passe par le pruneau d’Agen, le nougat, le kirsch, la savane après la pluie, la banane, le bois de sental… Le fruit est sur mûr, mais n’a rien de compoté. Dire que c’est baroque n’est peut-être pas suffisant! L’ampleur des arômes est à peine croyable. En bouche, ce n’est qu’une chair soyeuse et sensuelle, d’une densité exceptionnelle. La persistance est en rapport avec le reste. La présence et la personnalité de ce vin sont marquantes.