LES DERNIERES NOUVELLES

Mise à jour du 24 septembre 2019 à 14h00

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25 septembre 2019
JOHANNISBERG SAINT-THEODULE, CAVES ORSAT SA 1955 (*****)
Couleur jaune dense sans vieillissement. Arômes nobles et complexes. L’harmonie est parfaite: toutes les composantes s’accordent entre elles sans que rien ne dépasse. On sent une personnalité noble et immuable. Le vin est exceptionnel d’équilibre. Le gras est soutenu par une amertume minérale et par une étonnante acidité qui nous éloigne du Sylvaner à l’aveugle. Grandes longueur et classe.
RIOJA IMPERIAL GRAN RESERVA, COMPANIA DEL NORTE 1944 (*****)
Nos habitudes ont fait que nous cherchions à l’aveugle un vin français ou italien. La couleur est encore très sombre. Les arômes sont d’une très grande ampleur et reflètent un fruit mûr accompagné par des notes de bois doux et d’épices. On sent une grande personnalité et une base fortement constituée. Le vin est large et presque épais de par sa chair onctueuse. Il est quand même équilibré et n’a rien de pesant. Sa personnalité marquante ne peut pas laisser indifférent. Pour moi, un sujet grandiose qui ne porte pas, et de loin, ses 75 ans!
CHATEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1964 (****)
Arômes classiques avec une certaine délicatesse. L’âge est là, mais il n’a pas perdu ses qualités de base que sont la complexité et la race. C’est un grand vin, mais un peu plus de présence en bouche l’aurait aidé.
GIGONDAS, DOMAINE LES PALLIERES 1971 (*****)
Pris à l’aveugle, les choix se portaient principalement sur un superbe Bourgogne grâce à son fruit pur et charnu. La couleur est encore bien soutenue. Les arômes sont vraiment nobles et élégants, sans manquer de caractère. On est sur un mélange de fruits noirs et rouges parfaits de récolte. Une note de cuir ou de bois noble s’y mêle. Le vin est onctueux et sensuel. Le gras est soutenu par une belle acidité typiquement bourguignonne. L’ensemble est assez monumental sans être imposant. Grande longueur. Une surprise de taille qui nous procura un plaisir intense.
GRAN VINO RESERVA, SENORIO DE SARRIA, NAVARRA 1955 (*****)
A l’aveugle, nous étions en France. La couleur est assez dense. Les arômes sont complexes et surtout marqués par une grande personnalité. On devine une base solide. On part sur des fruits noirs avec des notes de cuir, d’humus et de futaille ancienne (propre, attention!). Le vin est équilibré avec une structure remarquable. Sa force impreigne la longue finale. Une superbe surprise qualitative.
TIGNANELLO, ANTINORI 1997 (*****)
Un grand millésime de Tignanello. Il est pourvu d’une structure et d’une corpulence étonnantes. On sent un suivi technologique qui a su respecter une base exceptionnelle.

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16 septembre 2019
JOHANNISBERG MONT D’OR, DOMAINE DU MONT D’OR 1969 (*****)
Le niveau est impeccable et le visuel de la bouteille inspire confiance. Arômes d’une très grande subtilité
avec de la complexité. On part sur l’amande et sur le grain que l’on retrouve dans les grands Whisky non
tourbés. On entre aussi dans un monde sans âge. Le style du cépage est difficile à cerner car c’est un sujet
en lui-même. Sujet qui veut rester discret sur son caractère d’aristocrate qui ne dévoile qu’à pas comptés un
fond généreux. La bouche est d’une harmonie absolue. La chair est tendre et ferme en même temps. Le fruité
est celui du jus d’ananas, signe d’une récolte idéalement mûre. La densité du vin est là mais le toucher de
bouche est raffiné. Chaque gorgée présente une nouvelle qualité qui se rajoute à la précédente.
L’exceptionnel vit réellement dans nos verres.
ERMITAGE MERLE DES ROCHES, DOMAINE DU MONT D’OR 1967 (*****)
Pour qui connaît quelque peu les vins valaisans, la vue de cette bouteille inspire un profond respect,
et sa dégustation l’admiration. C’est un mythe depuis sa naissance miraculeuse. Jamais il n’a faibli:
ses qualités perdurent sans altération. Mais qui peut en boire de nos jours?
La couleur est d’or profond. Au nez, ce qui frappe c’est que la récolte semble là devant nous, qui sécrète
un suc onctueux et délectable. Le fruit sur maturé est parfait et on le devine atteint par le meilleur botrytis.
Sur cette bouteille, différente des autres que j’ai bues, le cépage est même difficile à discerner. Le confit
d’abricot se mélange à de l’orange avec son écorce. Cela procure une fraîcheur incroyable à l’ensemble.
Quelques notes de fruits secs s’y rajoutent. La noblesse de caractère et la minéralité procurent une
dimension supérieure à ce monument dont la présence est marquante.
La bouche déploie toutes les qualités décrites pour l’olfaction. Le jus onctueux est doux sans excès, et
d’une finesse exquise. Le fruité est très pur. La rondeur sensuelle provient autant du gras très dense que
de la douceur. Même si la maturité de la récolte est élevée, la matière est restée ferme, jeune et dynamique.
Il n’y a donc rien de pesant, mais la concentration du jus est impressionnante. Le vin a gardé une fraîcheur
de fruit extraordinaire et les notes tertiaires sont pratiquement inexistantes. Un vin parfait est souvent celui
qui n’a pas de défaut, mais ici, on ne s’arrête pas à si peu: la perfection provient de l’addition des qualités.

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12 septembre 2019
CHATEAU COS D’ESTOURNEL 1985 (*****)
Bouteille exceptionnelle. La couleur est encore très bien tenue, le vin aussi. Les arômes sont du pur
classique bordelais comme on aime. C’est droit et élégant. La bouche est d’une parfaite harmonie.
La trame est serrée mais rien n’alourdit le palais. Un moment de plaisir intense.

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14 août 2019
DON PX RESERVA ELECTRICO, TORO ALBALA, MONTILLA-MORILES 1945 (*****)
Couleur quasi noire. Arômes très complexes: figues, caramel, épices, raisins de Corinthe…
C’est fin, voire délicat, même si la densité est extrême. En bouche, l’exploit tient dans le fait
qu’il n’y a pas de lourdeur malgré la concentration énorme de tous les éléments de ce sujet
hors du commun.

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7 août 2019
Une fabuleuse visite chez un grand collectionneur à Funchal
MADEIRA BOAL 1918 (famille privée) (*****)
Nez pur avec un caractère bien présent. Petite acidité volatile positive.
Vin équilibré, fruité, long et concentré. Aucune lourdeur. Beaucoup de fraîcheur en finale.
MADEIRA BASTARDO, D. BOLGER 1889 (*****)
Arômes très denses et caractéristiques. On est sur la cire de parquet, le camphre, la vieille chambre
aristocratique… Vin concentré et harmonieux. Le léger sucre (sucre candi) est comme un gras qui
enrobe la fantastique acidité. L’ensemble présente une sorte de minéralité noble qui fait penser aux
grands Riesling allemands.
MADEIRA TERRANTEZ 1882 (famille privée) (****)
Arômes denses et complexes avec un rancio idéal. Note boisée. En bouche, il est un peu moins parfait
au niveau de l’équilibre des composantes.
MADEIRA MALVASIA, D. BOLGER 1862 (*****)
Arômes élégants et denses avec un fruité pur et du bois noble. Vin harmonieux avec un fruit parfait
soutenu par des épices fines. La finale est marquée par une amertume à laquelle se mêle un peu
de sel et de minéralité. Très long et dense, sans lourdeur.
MADEIRA MALVASIA CANDIDA 1903 (famille privée) (*****)
Arômes d’une complexité extraordinaire. Notes d’épice, de caramel, de camphre…. La petite acidité
volatile ne fait que de renforcer les sensations. En bouche, l’harmonie est parfaite. Le fruité très pur
est accompagné par des notes de café et une minéralité noble. Le gras de l’attaque évolue en finale
sur une extraordinaire fraîcheur due à une acidité très élevée. Fantastique sujet.
MADEIRA TERRANTEZ, D. BOLGER 1862 (*****)
Les arômes sont restés purs, fruités et frais, mais le rancio voulu est bien là. Il semble que l’âge a
procuré une grande sagesse à ce sujet de 157 ans. Le vin est riche mais sans lourdeur.
Le fruit séduisant est enveloppé par beaucoup de gras. Mais l’évolution et la finale sont vivifiées
par une superbe acidité doublée de minéralité.
MADEIRA MALVASIA, OLIM 1870 (*****)
Couleur quasi noire. Au nez, c’est une pure dentelle sans manquer de densité et de complexité. On est sur
du mocca et de la banane. On se croirait aussi dans la savane après la pluie. Le vin est une immensité en
bouche. L’énorme gras, c’est heureux, est soutenu par une acidité affolante. Une petite dose d’acidité
volatile fait encore monter d’un cran les fabuleuses sensations. L’interminable finale est marquée par le
sel et le minéral. Fantastique, je vous dis!
MADEIRA BOAL, OLIM 1862 (*****)
Arômes très denses et nobles. Ressortent le café, la crème brûlée, la cire de parquet et la vieille chambre
aristocratique. Dès l’attaque, le vin est droit et strict car l’acidité est extrêmement élevée. Heureusement,
elle est comme soutenue par une amertume de plantes macérées (Vermouth). La finale est bien sèche et
marquée par la menthe. Un style un peu spécial de Madeira, mais grandiose quand même. Il vous réveille
littéralement les papilles.
MADEIRA VERDELHO, OLIM 1867 (*****)
Couleur quasi noire. Au nez, très grande complexité. On est sur le bois doux, le caramel, les épices fines
et les herbes macérées. Tout est resté frais. Vin très concentré avec une énorme acidité et une fraîcheur
minérale en finale.
MADEIRA SERCIAL, CUNHA 1830 (****)
Couleur assez claire. C’est dû à une très longue maturation dans des dames-jeannes. Nez fruité sur la
reine-claude. C’est fin et frais. Vin vraiment harmonieux.
On voudrait un peu plus de force et de complexité pour un Madeira.
MADEIRA SERCIAL, MIGUES 1830 (*****)
Au nez, c’est la perfection même. Le fruit est encore jeune et pur. L’âge n’existe pas. En bouche, on reste
pantois devant une telle harmonie. La densité est exceptionnelle. La sensualité du fruit est rehaussée par
une haute acidité et par une minéralité iodée du plus bel effet. L’ensemble semble sorti de l’éternité.
MADEIRA VERDELHO, OLIM 1862 (*****)
Couleur quasi noire. Arômes nobles, complexes et élégants. On y ressent le rancio parfait avec des notes
de camphre, de cire de parquet, de vieille chambre aristocratique et d’iode d’air marin. En bouche, c’est une
immensité charnue rehaussée par une acidité affolante. Le gras confine le sucre candi avec des notes
balsamiques. La longueur est interminable. Un géant.

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2 août 2019
BAROLO ORNATO, PIO CESARE 2010 (****)
Barolo bien structuré avec du caractère auquel il manque juste un peu de classe.
PINOT NOIR LA FOLLIE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1990 (*****)
Ce Pinot Noir reste une référence pour le Valais. Il est encore fringant.
Grande harmonie et grande classe. Que c’est beau!
CHATEAU MUSAR 1989 (*****)
Millésime qui présente parfaitement le style expansif et hors norme de Musar.
Quelle personnalité! On est loin du standard des vins internationaux.
MADEIRA BOAL, D’OLIVEIRAS 1903 (*****)
Le rancio désiré est parfait au nez comme en bouche. Le fruit est charnu et pur. La petite douceur enrobe
l’acidité très élevée caractéristique des vrais Madeira. L’ensemble démontre une puissance peu commune.
Le soutien d’alcool est présent mais il renforce les composantes plutôt que de créer un déséquilibre.
Certains seront étonnés si j’annonce que l’on ressent un cru qui a besoin encore de temps pour parvenir
à l’harmonie idéale.