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Mise à jour du 16 septembre 2018 à 15H00

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3 septembre 2018
Une dégustation verticale d’une série de 30 grands Chasselas. Je ne mets ici que les crus qui m’ont marqués.
FECHY GRAND CRU, DOMAINE DU MARTHERAY 2000 (****)
Nez typé Chasselas, avec de la jeunesse. Le vin est frais et équilibré. Splendide maintenant.
CHARDONNE, CURE D’ATTALENS 2000 (****)
Nez racé avec un beau minéral. Les tertiaires sont là, mais discrètement. Vin de caractère avec de la structure.
CHARDONNE, CURE D’ATTALENS 1995 (****)
Nez élégant et ample avec du charme. Vin gras mais sec. Il est marqué par une belle fraîcheur citronnée. Magnifique.
YVORNE CLOS DU ROCHER, OBRIST 1995 (****)
Nez de Chasselas racé. On sent un caractère bien présent. Le vin est serré et dense. Il a encore de quoi s’épanouir.
MONT SUR ROLLE, DOMAINE DE AUTECOUR 1992 (*****)
Nez très pur, d’une grande harmonie, sans âge. Le fruité est très jeune. Vin dynamique de haute dimension.
CHARDONNE, CURE D’ATTALENS 1992 (****)
Nez de fleurs mûres et de massepain. C’est un peu rustique, mais ce n’est pas négatif. Le vin est vif et frais. Il a vraiment bien tenu.
FECHY GRAND CRU, DOMAINE DU MARTHERAY 1992 (****)
Arômes bien mûrs, sur les champignons et l’humus. Le vin est par contre demeuré frais et vif. Le gras est juste là pour donner l’équilibre.
YVORNE CLOS DU ROCHER, OBRIST 1990 (****)
Nez très ample avec de l’élégance et de la classe. Vin gras et riche. C’est même un peu baroque, mais j’aime ça. L’amertume finale n’est là que pour soutenir l’ensemble.

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18 août 2018
MEURSAULT PERRIERES 1ER CRU, JOSEPH DROUHIN 2010 (*****)
Vin de grande harmonie avec une très bonne structure. La classe du terroir se ressent.
RICHEBOURG, ANNE GROS 2008 (****)
Excellent vin avec de la corpulence et de la structure. Le caractère est là aussi, mais il manque juste d’un peu
de noblesse et de finesse.
SOLAIA, ANTINORI 1982 (****)
Arômes sur les tertiaires avec un caractère fort. On est sur le tabac et l’écurie. Le vin est structuré.
Il manque simplement d’élégance.
CHATEAU AUSONE 1989 (*****)
Mais quelle beauté que ce Ausone 1989! Les arômes sont tout de délicatesse et de subtilité. On sent la densité mais
tout reste comme « aérien ». C’est aussi très noble avec des notes de sous-bois du plus bel effet. La bouche est parfaite
d’harmonie du début à la fin. Chaque gorgée n’est que plaisir sensuel.
ASTRALIS, CLARENDON HILLS 1997 (****)
L’humilité me rappelle à l’ordre lorsque je me souviens de cette même bouteille bue seule il y a six jours. Cette fois-ci,
la comparaison remet les pendules à l’heure. Il côtoie Ausone 1989 et Grange Penfolds 1997. C’est toujours un vin
impressionnant à tous les niveaux. Mais la sucrosité me semble plus marquée. Et l’harmonie n’atteint pas le sommet
que j’imaginai.
GRANGE, PENFOLDS 1997 (*****)
Très grand vin qui profite de plus en plus de la complexité et de l’harmonie que l’âge apporte. La buvabilité s’améliore
aussi. La qualité extrême de toutes les composantes arrive à mettre au second plan le cépage.
CHATEAU D’YQUEM 1948 (*****)
Les arômes sont d’une complexité fantastique: agrumes confits, raisins secs, caramel, épices fines… La noblesse est au
plus haut niveau. La bouche est encore bien tonique grâce à l’acidité élevée. La douceur est devenue un gras charnu
qui enrobe parfaitement les autres composantes. Millésime à mettre parmi les meilleurs du siècle chez Yquem.

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15 août 2018
ECHEZEAUX, DOMAINE JULIEN 2015 (****)
Couleur assez profonde, très jeune et limpide. Au nez, le Pinot Noir se ressent dans son aspect fruité (fraise) avec de la
race. C’est net et propre. Mais c’est aussi encore un peu strict. En bouche, le fruit est pur. Il est aussi assez ferme car les
tannins et l’acidité sont bien là. On sent qu’il y a de l’extraction. En ce moment, il a beaucoup de buvabilité, mais c’est un
sujet bien trop jeune encore pour dévoiler toutes ses capacités.
MAGNUM HERMITAGE LA CHAPELLE, PAUL JABOULET 1999 (****)
Arômes de vin bien mûr avec de l’élégance et de l’ampleur. Note cendrée, avec une touche giboyeuse qui s’estompe
à l’ouverture. Vin riche et fort avec une certaine chaleur dûe à l’alcool. Les tannins sont encore un peu stricts.
Mais l’ensemble est impressionnant de corpulence.
MAGNUM CHATEAU GRUAUD-LAROSE 1986 (*****)
Une véritable dentelle au nez! On y sent des fruits noirs bien mûrs accompagnés par des notes de tabac et d’iode.
On devine une matière qui a pu s’épanouir parfaitement avec le temps. Le vin est harmonieux et subtil.
C’est dense mais cela paraît presque « aérien » car tout est parfaitement fondu.
FENDANT SOLEIL DU VALAIS, CAVES IMESCH 1997 (****)
Arômes de Chasselas encore floral et frais. C’est pur et élégant. Vin équilibré et sans défaut.
Aucun vieillissement négatif. Superbe minéralité.
ERMITAGE, DOMAINE DU GRAND BRULE 1991 (*****)
On ne ressent pratiquement aucun vieillissement au nez. Mais le sujet a eu le temps de s’épanouir. Il y a autant de pureté
que de personnalité. Le type et la force du cépage sont marquants. Vin dense, harmonieux et long. Un vrai sujet!

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8 août 2018
MALVOISIE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1968 (***)
Vin très pur, typé Pinot Gris avec sa touche de pomme cuite. Très petite douceur.
HERMITAGE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1968 (***)
Vin sec et fort qui a très bien tenu.
HERMITAGE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1967 (****)
Les arômes indiquent une vendange légèrement attaquée par le botrytis. Mais le vin est sec et corsé.
C’est très dense et typé.

FENDANT SAIGNEE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1981 (****)
Arômes très typés Chasselas. C’est encore étonnamment frais. Le vin est gras mais sec. L’harmonie est remarquable.
Il n’y a rien de lourd. On en boit de larges rasades sans faire exprès.

DOLE TETE DE CUVEE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1981 (****)
Vin élégant et fin qui a très bien tenu. Rien n’indique un vieillissement qui aurait dégradé l’ensemble.
C’est toujours fruité et frais. Grand équilibre des composantes.

DOLE TETE DE CUVEE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1979 (****)
Arômes racés et nobles. Vin très structuré avec beaucoup de personnalité. Les tannins sont encore bien présents.
Il y a même un peu d’amertume finale. Mais l’ensemble est marquant.

DOLE TETE DE CUVEE, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1976 (****)
Vin velouté avec de l’ampleur. On sent la sécheresse et le soleil du millésime. La récolte était donc très mûre, mais c’est
la séduction même. Le plus étonnant est que, 42 ans après une telle récolte, le vin soit encore vaillant et resplendissant.
DOLE FIN BEC, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1969 (*****)

Vin de grande classe avec beaucoup de personnalité. L’élégance est aussi là. L’attaque est veloutée et charnue,
mais l’acidité élevée compense. L’ensemble est corpulent mais la buvabilité est extrême. L’âge ne l’a pas du tout affaibli.

DOLE FIN BEC, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1966 (****)
Vin racé et fort avec un caractère bien trempé. Notes d’herbes aromatiques et de terre humide. La structure est très forte.
PINOT NOIR, CAVE FIN BEC MICHEL CLAVIEN 1966 (*****)
La noblesse du cépage se ressent immédiatement au nez. On sent aussi une belle personnalité. Vin rond et charnu à
l’attaque. A l’évolution, le fruit est rehaussé par une belle acidité. La longue finale présente encore des tannins fermes.
Quel sujet!