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Mise à jour du 2 juin 2026 à 15h30

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29 mai 2026

Chez Provins: une verticale de 12 millésimes de Marsanne.
Je cite mes préférés.

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 2005
Nez ample, complexe et très typé. Cela impressionne immédiatement. Notes de litchi,
d’eau-de-vie de petits fruits et de truffe blanche. La bouche est pourvue d’un gras dense.
La minéralité et l’amertume participent à la fraîcheur de cet ensemble d’une grande personnalité.

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 1999
Nez typé et racé. On y retrouve des fruits exotiques accompagnés par des notes de truffe
blanche. Les tertiaires sont très nobles. En bouche, le vin est riche et concentré. La trame
est serrée malgré un gras prononcé. La fraîcheur de l’ensemble est remarquable.
La finale est marquée par de l’iode.

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 1993
Arômes nobles et très typés. Notes d’eau-de-vie de petits fruits, de cuir, de pâtisserie et de
Whisky. On devine une récolte prise avec un peu de botrytis. Le vin est droit et net.
Le gras est soutenu par une amertume d’une fraîcheur incroyable. Le botrytis est là, sans
ostentation. Tout est en finesse et délicatesse.

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 1989
Nez exceptionnel au niveau de l’expression du cépage (Marsanne). On est marqué par tant
de pureté et de noblesse. La bouche suit l’olfaction. On commence par ressentir un gras
sensuel. L’eau-de-vie typique de fraise des bois se présente ensuite et semble vouloir y
rester indéfiniment. La longueur et la fraîcheur sont impressionnantes.
Une merveille qui n’a pas peur d’affronter les prochaines décennies.

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 1988
Nez très typé, tout en subtilité et en dentelle. Ce que j’appelle la folie du cépage s’y
retrouve. C’est la classe à l’état pur. La bouche est droite et nette, avec de l’eau-de-vie
de fruits. La minéralité noble y rajoute la fraîcheur nécessaire.
L’amertume finale est parfaite.

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 1986
Nez très pur, délicat et typé. Se réunissent d’un côté les aspects d’une récolte sur mûre,
et de l’autre une fraîcheur iodée. Après une carrière de 40 années, les tertiaires
apparaissent, mais encore discrètement. Le vin est d’une pureté cristalline.
L’iode finale rehausse le tout.

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 1969
L’âge a transformé le sujet avec beaucoup de bonheur. Sa personnalité est marquante.
La complexité est remarquable. J’y retrouve des fruits exotiques, des fleurs en pleine
exubérance, de la banane qui rappelle la savane et sa vie grouillante.
La bouche est serrée et nette. Elle présente une vigueur exceptionnelle.

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21 mai 2026

Champagne Mumm Rene Lalou 1973 b Dominique Fornage Wine Vin ecole nobilis

CHAMPAGNE CUVEE RENE LALOU, MUMM 1973 (*****)
Pour cette dégustation, j’ai joué un sale coup à mes convives à qui j’ai présenté
à l’aveugle 4 bouteilles de ce 1973 l’une derrière l’autre!

J’ai rejoint sans conteste leur ressenti en remarquant des différences, non pas
notoires, mais sensibles d’une bouteille à l’autre.

Toutes les couleurs sont d’un magnifique or dense. Les arômes sont tous nobles et
forts, avec des notes d’agrumes, d’amande, de noisette et une minéralité « crayeuse ».
La personnalité de chaque sujet est aussi à relever. L’attaque de bouche est pourvue
d’un certain gras, mais, dès l’évolution, c’est la trame serrée, nette et vigoureuse qui
prend le dessus. La structure et la fraîcheur d’acidité est aussi un point commun.
L’effervescence a quasiment disparu. Il y là aussi peu de différence d’une bouteille à l’autre.

J’ai été fort agréablement surpris de l’énorme qualité et de la tenue de ces 4 flacons.
Il faut vraiment les déguster les uns à côté des autres pour y déceler des différences.
Un grand moment d’humilité.

La première bouteille est celle que vous voyez à gauche.

Les trois autres bouteilles avaient une étiquette différente que vous voyez à droite.

Champagne Mumm Rene Lalou 1973 a Dominique Fornage Wine Vin ecole nobilis

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17 mai 2026

CHATEAU LA MISSION HAUT-BRION 1999 (*****)
Ce 1999 m’a beaucoup plu de par sa netteté et sa densité. Toutes les composantes
sont bien à leur place et s’harmonisent déjà à merveille à l’heure actuelle. Le fruit
semble parfait de récolte. Les tannins sont solides mais pas du tout saillants.
Ce grand cru est fait pour plaire dès aujourd’hui, mais sa carrière est sur le
chemin ascendant.

CHATEAU MARGAUX 1999 (*****)
Il y a 16 ans, je l’ai trouvé peu agréable de par sa trop grande jeunesse. Maintenant,
il s’est dévoloppé très positivement. L’équilibre est sans défaut. Les composantes
sont très bien structurées. Je le vois comme un grand Margaux apte à défier encore
de nombreuses années. Mais j’ose avouer que j’ai préféré La Mission Haut-Brion du
même millésime mis en comparaison.

VEGA SICILIA UNICO 1999 (****)
Il y a 16 ans, je le voyais comme très pur et parfait, mais trop jeune. Aujourd’hui, je
sens que le développement est là avec du volume et même de la corpulence.
Les composantes sont assez structurées et complexes. Mais je n’y ai pas retrouvé la
pureté et le dynamisme de la dernière dégustation. Je garde donc la même note.

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15 mai 2026

Champagne Philipponnat Clos Goisses 1978 Dominique Fornage Wine Vn ecole nobilis

 

CHAMPAGNE CLOS DES GOISSES, PHILIPPONNAT 1978 (*****)
Magnifique couleur or dense et limpide. Les arômes présentent beaucoup de classe
et de dynamisme. On y sent un fruité bien mûr avec des notes discrètes de pain
toasté et de noisette. L’attaque de bouche est concentrée avec un beau gras.
L’évolution est rapidement soutenue par la vivacité de l’acidité. La finale est très
longue et dense. La bulle a quasiment disparu, mais cela ne gêne absolument car
le vin en lui-même est de très haut niveau.

FINO SECO SOLERA, AMADEO MARISTANY 1898 (****)
Bien qu’élaboré comme un Jerez, ce vin provient de la Catalogne.
Le producteur a disparu dans les années 1970.

La couleur est légèrment ambrée. Les arômes rappellent bien le Jerez Fino
classique avec de la densité. On est sur les fruits secs comme la noix. Le terme
sotolon (Vin Jaune) pourrait aussi s’appliquer dans ce cas, mais en discrétion.
La bouche est une suite logique de l’olfaction. L’alcool et l’acidité renforcent les
sensations sur une longue finale. J’aurais voulu un tout petit peu plus de complexité.

Fino Seco Amadeo Maristany Solera 1898 Dominique Fornage Wine Vin ecole nobilis

Chateau Cheval Blanc 1918 Saint Emilion Dominique Fornage Wine Vin ecole nobilis

 

CHATEAU CHEVAL BLANC 1918 (*****)
La couleur a gardé une certaine jeunesse. Elle est assez foncée. Les arômes
très denses partent sur les fruits rouges. S’y rajoutent les notes dues à l’âge:
tabac, cuir, humus, champignons. C’est très élégant aussi. La bouche est marquée
par le même fruit qu’à l’olfaction. L’attaque est bien ronde mais elle n’est pas du
tout volumineuse. A l’évolution les tannins et les aspects tertiaires sont là, sans
être prédominants. Toutes les composantes sont nettes, pures et droites.
Le caractère est celui des vins de cette époque. La corpulence (ou le volume)
n’est pas du tout la même que sur les Cheval Blanc des grands millésimes, mais
le style est reconnaissable. Sa personnalité m’a beaucoup plu.

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7 mai 2026

Cepa Sauternes Rioja Ollauri Federico Paternina 1933 Dominique Fornage Wine Vin ecole nobilils

CEPA SAUTERNES, RIOJA OLLAURI
FEDERICO PATERNINA 1933 (*****)

Le nom de ce vin est vraiment spécial. « Cepa » signifie à peu près « souche ».
Cepa Sauternes était utilisé à l’époque pour désigner un cru élaboré à la
manière des Sauternes. Le cépage est du Viura.

La couleur est d’un magnifique jaune or dense et limpide. Les arômes sont
nobles et complexes. On ressent des fruits bien mûrs de récolte, diverses
épices dont le safran, des fruits secs, des champignons, de l’iode et des
écorces d’orange. Sa personnalité est forte. En bouche, tout est concentré,
équilibré et dynamique. Le gras est bien présent à l’attaque, mais à l’évolution,
c’est la minéralité iodée et l’acidité vivifiante qui dominent On a ainsi de la
peine à imaginer qu’il aurait eu à sa conception une douceur aussi marquée
que sur un Sauternes. L’âge n’a eu que peu d’emprise sur ce sujet de grande
personnalité. Sa vigueur est impressionnante.

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1 mai 2026

Chez Provins, une superbe verticale de 12 millésimes de Fendant de la Maison.
Du plus jeune au plus vieux, le niveau est très élevé et prouve que le Chasselas
a un réel potentiel de vieillissement, même en Valais.

Je présente ici, excusez-moi, seulement mes deux préférés.

FENDANT PIERRAFEU, PROVINS 1984 (*****)
Année très mal considérée. Mais l’âge (ou le miracle de la nature) a opéré.
La couleur est encore jeune. Les arômes sont nobles avec une personnalité marquante.
C’est une véritable présence. Et quelle complexité! Notes minérales et florales de toutes sortes.
Le vin est une vraie délicatesse, tout en subtilité. La structure étonne, eu égard au millésime.
La buvabilité est extrême. La finale est vivante et vivifiante.
On voit bien là qu’un grand vin ne provient pas toujours des millésimes les plus cotés.

FENDANT PIERRAFEU, PROVINS 1977 (****)
Le nez présente de la classe et du caractère. On devine qu’il va prendre du temps pour se
dévoiler au mieux. La minéralité est accompagnée par des notes de tabac et de Whisky.
Les tertiaires ne sont que positifs. La bouche est très équilibrée. C’est une ligne droite et
pure du début à la fin. L’amertume finale rehausse le tout magistralement.