LES DERNIERES NOUVELLES

Mise à jour du 23 septembre 2020 à 22h30

Pour toutes les photos de ce site

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19 septembre 2020
TREBBIANO D’ABRUZZO, VALENTINI 2010 (****)
Arômes étonnamment délicats. C’est floral et fruité, mais bien rehaussé par une
fine minéralité. Le vin est pur et droit. Il joue plus sur l’équilibre que sur la structure
ou la personnalité.
BAROLO CA D’MORISSIO, GIUSEPPE MASCARELLO 1997 (****)
Vin corsé et fort de caractère. La structure tannique est impressionnante. Toutes
les composantes sont concentrées. La trame est extrêmement serrée. Mais il reste
fermé et strict, comme s’il n’avait pas la possibilité de laisser s’épanouir ses énormes
qualités. Je ne sais pas si cela va arriver un jour.

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12 septembre 2020
NEUCHATEL, PINOT NOIR VIEILLES VIGNES, TATASCIORE 2015 (*****)
Une merveille! Les arômes dégagent une sensation de noblesse incroyable. On ressent le
type du cépage dans sa plus pure expression. S’y rajoute une minéralité délicate. La bouche
est soyeuse en même temps que dynamique. C’est un sujet de très haut vol qui possède les
qualités des grands Bourgogne sans leur ressembler. Majestueux.

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11 septembre 2020
CHATEAU PAPE CLEMENT 1982 (*****)
Une splendeur! Le vin s’est développé des plus harmonieusement. Il démontre la
grandeur du millésime. Il est mûr de fruit, avec un gras sensuel, mais aussi avec
de l’énergie en finale. Il tient toujours le haut du pavé.

BRUNELLO DI MONTALCINO RISERVA, LISINI 1980 (*****)
La couleur est encore dense. Les arômes sont nobles, purs et complexes. Les fruits
noirs sont accompagnés par de l’humus et des épices orientales. La bouche est
soyeuse au possible. C’est un jus sensuel qui est très bien soutenu par l’acidité.
Il n’a pas prise une ride. Impressionnant de qualité.

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9 septembre 2020
CHATEAU AUSONE 1955 (*****)
Couleur encore jeune, très dense. Les arômes indiquent le grand terroir et une récolte parfaite.
On est sur les fruits noirs bien mûrs d’une grande finesse avec des notes d’humus. C’est complexe
et noble. La bouche a une belle consistance, mais le plus impressionnant, c’est l’équilibre sans faille
et la subtilité des composantes. La finale est marquée par des tannins encore athlétiques.
Grande longueur. Vin de haut vol.
CHATEAU LA MISSION HAUT BRION 1957 (****)
Couleur encore jeune, très dense. Arômes amples et ouverts avec un fruit étonnamment mûr.
C’est un peu désordonné, mais le sujet est pourvu d’un caractère attachant. L’entrée de bouche
est quasi onctueuse. Le gras persiste jusque dans la longue finale. Le style Mission est bien là, avec
sa forte personnalité. On est loin de l’idée que l’on se fait du 1957 que l’on pense fluet et peu mûr de
récolte. Est-ce le génie du terroir? Est-ce un travail particulièrement réussi à la vigne ou à la cave?
Est-ce un élément étranger qui donne cette dimension au vin?
CHATEAU PAPE CLEMENT 1990 (*****)
Un grand Palmer. Il est riche et mûr de fruit. Il se caractérise par l’élégance et la séduction.
Resplendissant en ce moment. Mais il n’est de loin pas sur le déclin.
MASSANDRA KAGOR DE LA COTE SUD 2005 (*****)
Certains échos faisaient part d’une baisse de qualité des vins de Massandra depuis les années
1960-1970. Ce 2005 dément le fait. C’est un vin de style Porto basé sur le cépage rouge Saperavi.
Les arômes partent sur la cerise au kirsch. C’est très pur et dense avec beaucoup d’ampleur. La
bouche est onctueuse à souhait, mais la finale est très bien soutenue par l’acidité. La concentration
est là aussi. Beaucoup d’équilibre.
MASSANDRA PORTWINE 1945 (****)
Vin de style Porto. La couleur est un peu brunie mais belle. Les arômes rappellent la cerise et la fraise.
C’est élégant tout en ne manquant pas de caractère. On sent bien le renfort d’alcool. La bouche est très
dense et riche. Comme à l’olfaction, l’alcool est présent, surtout en finale.
Vin de carrure impressionnante qui manque juste un peu d’équilibre.
AALBORG AKVAVIT (années 1950) (*****)
Liqueur du Danemark qui fait penser à du Kummel. On sent bien ces arômes de « briquette » tirant sur
la réglisse et le cumin. C’est incroyablement pur, fin et dense. On sent comme l’air marin lorsqu’il y a
tempête avec un peu de cendre froide et de fumée. La bouche est prenante de force et de caractère.
Etonnamment, il n’y a pratiquement pas de sucre, mais le gras le remplace. Les sensations perçues à
l’olfaction se retrouvent, mais comme décuplées par le renfort d’alcool judicieux. L’acidité joue aussi
parfaitement son rôle. De plus, l’amertume finale donne de la fraîcheur et de la longueur. Grandiose!

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31 août 2020
BAROLO MONFORTINO RISERVA
GIACOMO CONTERNO 1958
(*****)

Couleur rouge juste un peu brunie, incroyable pour cet âge et ce cépage (Nebbiolo).
Au nez, comme pour tous les grands vins, il ne cesse de changer. Au début, c’est un
peu rustique mais avec un beau caractère. Puis le fruit pur se développe. On est sur
les fruits rouges vifs (comme en Bourgogne) avec des notes de cuir et de forêt.
En bouche, le vin est riche, corsé et puissant. La texture soyeuse fait face à une acidité
vive et à des tannins athlétiques qui sont encore loin de décliner. Les composantes
sont suffisamment construites pour équilibrer l’alcool élevé. L’ensemble a gardé une
jeunesse et un dynamisme incroyables. Grand vin de forte personnalité sur un grand millésime.
CHATEAU CHEVAL BLANC 1950 (*****)
Couleur très dense qui tire sur le noir. Arômes on ne peut plus élégants, fins et subtils.
On sent naturellement une récolte parfaite. Le fruit est accompagné par des notes d’humus,
de tabac et de bois de santal. La bouche est opulente sans être lourde car l’acidité
maintient l’équilibre et rend de vin extrêmement vivant. C’est une vague onctueuse qui
flatte le palais du début à la fin. Millésime exceptionnel à Pomerol et à Saint-Emilion.
Un Cheval Blanc marquant du 20ème siècle.
CHATEAU LA MISSION HAUT BRION 1955 (*****)
Couoleur très dense, presque noire. Au nez, c’est la force et le caractère. On devine
qu’il demande d’être carafer pour mieux développer ses fantastiques atouts. Le fruit
concentré côtoie le tabac, l’humus et le champignon avec une touche fumée. Quelle race!
Si je dis que la bouche est dense, c’est peu dire, même chose pour les tannins.
Au point que l’on a la folie de penser que le sujet est encore en phase ascendante.
Bouteille parfaite, marquante.
MADEIRA BOAL, RIBEIRO REAL 1891 (*****)
Vin mis en bouteille chez Barbeito en 2018. Couleur ambrée très limpide. D’entrée
les arômes présentent une grande exubérance. On se voit dans la savane avec son
humidité, ses fruits et sa végétation luxuriante. Le rancio typique est très présent,
même violent, mais c’est plus que plaisant. On y ressent aussi la petite acidité
volatile qu’il faut pour rehausser les sensations. S’y rajoute la cire de parquet.
La bouche est extrêmement riche. La texture est plus onctueuse que douce.
L’alcool ne fait que de rajouter de la force à l’ensemble.
Madeira très construit avec beaucoup de caractère.

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28 août 2020
CHAMPAGNE CLOS DES GOISSES, PHILIPPONNAT 1970 (*****)
Au premier nez, c’est un merveilleux choc olfactif. On perçoit une avalanche de sensations
toutes plus belles les unes que les autres: brioche, beurre fondu, noisette, amande, fruits
très mûrs presque confits, minéralité fine,… Il n’y a que l’âge qui peut développer une telle
complexité et une telle personnalité. C’est la classe même. La densité est vraiment
impressionnante. En bouche, la bulle a quasiment disparu mais on la devine qui rehausse
le tout en lui procurant une vie et une fraîcheur extraordinaires. On se croirait devant un
très grand Chardonnay de Bourgogne de par le volume et de par la chair voluptueuse
qui reste dynamique. Longueur exceptionnelle.
CHATEAU AUSONE 1970 (*****)
Mais quelle pureté! C’est une dentelle des plus fines que l’on puisse trouver.
On devine un fruit parfait de récolte. Rien n’est lourd. On dirait que c’est une
source cristalline qui coule dans votre gorge. Il semble que la notion d’âge n’entre
pas en ligne de compte. Mon préféré parmi les Bordeaux de cette série. Quand je
vois les notes que lui accordent les grands dégustateurs internationaux, je me dis
que la subtilité des grands terroirs est un élément qui leur reste étranger. Mais il
est aussi possible que ce 1970 démontre ce qu’on en a dit dès le départ: « il ne se
fera jamais ». Peut-être que cela arrive enfin après 50 ans de carrière.
PETRUS 1970 (*****)
Splendide à l’heure actuelle. Le fruit est onctueux et jeune. Il est très vivant et pur.
Beaucoup de gras et de densité mais on ne ressent aucune lourdeur.
Très grande harmonie. Le plaisir sans compter.


MAGNUM CHATEAU HAUT-BRION 1970 (*****)
Vin monumental qui dénote un peu par rapport à l’idée que l’on se fait du millésime.
Au nez, c’est l’élégance-même. La subtilité du terroir ressort bien. En bouche, la
chair est voluptueuse et sensuelle. Le fruit est resté incroyablement jeune.
Une sorte de monument.
BAROLO, BARTOLO MASCARELLO 1970 (*****)
Au nez, on ne peut s’empêcher de penser à du Bourgogne avec son fruité qui tire sur
la fraise. C’est donc l’élégance personnifiée. Le vin est très concentré, mais il garde
une grande buvabilité grâce à son acidité élevée qui vous tient longtemps en haleine.
La chair est soyeuse et sensuelle. La finale est rayonnante. Ce vin est aussi grandiose
que le Monfortino 1970 bu en parallèle, mais les styles n’ont rien à voir.
SASSICAIA, TENUTA SAN GUIDO 1970 (*****)
Ce Sassicaia est saisissant de force et de caractère. Il a de la classe et de l ‘élégance.
L’équilibre est parfait. La bouche est somptueuse et il semble pour l’instant insensible
à la marche du temps. Même si cela fait grincer des dents, je le mets à la même hauteur
que Petrus ou Haut-Brion. A savoir que ce 1970 fut produit à 9’850 bouteilles
alors que les millésimes récents le sont à plus de 200’000.

CHATEAU PICHON COMTESSE 1970 (****)
Bordeaux classique qui a bien tenu. Il est harmonieux plutôt que puissant.
Grande buvabilité. Il lui manque un peu de densité.
CHATEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1970 (****)
Beau classique équilibré qui est encore sur le fruit.
On lui voudrait un peu plus de dimension.
CHATEAU COS D’ESTOURNEL 1970 (*****)
Grand sujet concentré avec de la classe. Le fruit est resté bien jeune.
Bouteille de très haut niveau.
CHATEAU PALMER 1970 (*****)
Magnifique à tous les points de vue. Il n’est pas du tout dans le style
classique bordelais. Il est riche et onctueux avec un fruit tirant sur la cerise noire.
Les tannins sont totalement fondus. La chair est sensuelle au possible.
Il n’a pas encore développé de notes tertiaires.
MAGNUM CHATEAU LATOUR 1970 (?)
Il devait être la vedette des Bordeaux 1970 de cette série avec le Petrus. Le vin est
extrêmement puissant et viril. Sa jeunesse est encore infaillible. On devine que tout
est là, mais ce flacon n’atteint pas la grandeur que je connais habituellement sur ce vin.
CHATEAU MUSAR 1970 (***)
Vin concentré et puissant avec de la douceur à l’attaque de bouche. Il est un peu
désuni et sa finale un peu stricte. Remarquable cependant.
GRAN CORONAS BLACK LABEL, TORRES 1970 (*****)
A l’époque, ce vin a battu à l’aveugle le Latour 1970 dans une confrontation à l’aveugle.
C’est toujours un sujet de haute tenue, marqué par une harmonie exceptionnelle.
RIOJA GRAN RESERVA ESPECIAL, CASTILLO YGAY 1970 (*****)
Vin corsé d’une étonnante jeunesse. Le fruit semble ne s’être pas encore développé.
Très dynamique et vivant. Un vin de grande dimension.
BAROLO MONFORTINO RISERVA SPECIALE
GIACOMO CONTERNO 1970
(*****)

Mais quel caractère! Le Monfortino dans toute sa puissance et sa splendeur. Il est
pourvu d’une personnalité marquante et d’une structure athlétique. On sent comme
une force brute qui vous imprègne longtemps le palais. On y trouve des fruits rouges
bien mûrs mais encore très frais. Les tannins sont faits pour durer encore longtemps.
Grand vin hors norme.
VEGA SICILIA UNICO 1970 (*****)
Vin grandiose évidemment. Mais on connaît le mode d’élaboration de ce vin.
Ce qui fait que, dégusté après tous les autres 1970 déjà cités, il semble qu’il n’a pas
encore commencé sa carrière tellement il semble jeune.
CHATEAU D’YQUEM 1970 (*****)
C’est un excellent Yquem. Tout est là, bien dans le style du cru. Grand équilibre et
beaucoup de finesse. La sucrosité est bien balancée par l’acidité.
Il est plus dans le style harmonieux que puissant.
PORTO QUINTA DO NOVAL NACIONAL 1970 (*****)
1970 est exceptionnel pour les Porto. Ce Nacional le démontre bien. Toutes les
qualités peuvent lui être attribuées. Il souffre seulement d’un mal fort intéressant:
une trop grande jeunesse.
MADEIRA MALVASIA VELHA, CUNHA 1870 (***)

Arômes sur le rancio habituel. S’y rajoutent des notes de pruneau et de caramel. Le vin est riche et agréable. Mais l’équilibre est mis à mal par l’alcool élevé.

CONCLUSION
Si je retiens quelques vins de cet incroyable événement, ce sont dans l’ordre:
Champagne Clos des Goisses, Ausone, Barolo Bartolo Mascarello, Sassicaia,
Haut-Brion et Petrus.

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21 août 2020
MADEIRA BOAL SOLERA, COSSART GORDON 1871 (*****)
Superbe couleur dorée. Nez typique avec une belle densité. Les arômes de rancio,
d’épices orientales, de cire de parquet et de fruits confits sont juste rehaussés par
une petite acidité volatile. On est plutôt dans la finesse. La bouche est consistante
sans être lourde. La douceur est un peu plus marquée que la moyenne, mais
l’acidité élevée compense. Grande longueur.

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21 août 2020
MONTRACHET MARQUIS DE LAGUICHE, DROUHIN 2011 (*****)
Très grand vin qui démontre la qualité de ce lieu miraculeux. Les arômes sont purs
et denses. Ils sont marqués par le fruité exotique du cépage et par la minéralité
extraordinaire du terroir. La bouche suit parfaitement. La texture est ferme mais on y
sent le gras que seul les plus grands démontrent: celui qui permet au vin de rester vif
et frais malgré sa chair veloutée. Très long. Grand sujet maintenant et pour longtemps.

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19 août 2020
CHAMPAGNE CELEBRIS, GOSSET 2002 (*****)
Bu à l’aveugle, il m’a fait penser à du Krug de par structure et de par sa classe.
Le nez part sur de magnifiques notes de paille fraîche et une fine minéralité.
La bouche est l’harmonie-même. Sans être corpulent, il emplit la bouche de manière
impressionnante. L’ensemble est positivement marqué par l’âge, mais, en même
temps, il reste d’une grande fraîcheur grâce à son fruit dynamique et à son acidité.

MONTEPULCIANO D’ABRUZZO, EMIDIO PEPE 1995 (*****)
La couleur est un peu trouble et un peu claire. Mais il y a un petit quelque-chose qui
m’engage à ne pas m’inquiéter. Les arômes indiquent un fruit extrêmement mûr et
un
style de vin peu classique. Une touche d’acidité volatile rehausse les sensations.
On y retrouve aussi des épices, du tabac et des aspects un peu viandés. Tout semble
confus, mais c’est très complexe et dense. C’est aussi déroutant, car deux aspects
différents se présentent: d’un côté la finesse et la pureté d’un Pinot Noir ou d’un Nebbiolo,
et de l’autre les aspects rustiques d’un vin qu’on a laissé vivre sans trop de protection.
L’ensemble est aussi difficile à évaluer au niveau de l’âge. On pourrait penser à un vin
d’une époque lointaine (années 1950). La concentration, la personnalité et la dimension
de ce vin sont marquantes. Un cru que je ne connaissais pas (encore) et qui me fait
vivre une nouvelle expérience. Quel plaisir!

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13 août 2020
MADEIRA VERDELHO, AVERYS 1822 (*****)
Couleur or dense très limpide. Au nez, on retrouve le parfait style rancio
tout en finesse et en pureté. On passe aussi par les fruits à noyau confits
(abricot et reine-claude) et les épices orientales. La fraîcheur de l’ensemble
est remarquable. La bouche est en délicatesse et en finesse. On pourrait se
tromper de 150 ans sur son âge en dégustation à l’aveugle. Quel moment
intense que de boire aussi grand et de côtoyer une époque aussi lointaine!
C’était l’année de la naissance de Louis Pasteur.

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8 août 2020
RANCIO D’ESPAGNE 1817 (***)
Couleur or un peu ambré. Il était très agréable, avec une petite douceur.
Je pense à une récolte sur maturée. Beaucoup de fruit et belle acidité.
Le style se rapproche du Jerez dont il semble avoir l’alcool élevé. Assez fin,
mais il manquait peut-être de complexité et de classe.
Très beau moment d’émotion de toute façon.

XERES (début du 19ème siècle) (****)
Couleur or dense, très limpide. Arômes complexes et nobles qui rappellent
le Jerez Oloroso. Beau caractère avec un aspect positif de rancio. Note de
noyau d’abricots et de vieille chambre aristocratique. La bouche est équilibrée
et bien soutenue par l’alcool. Superbe sujet qui n’a rien perdu de sa classe après 200 ans.

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MADEIRA BUAL, RUTHEFORD & MILES 1894 (*****)
Couleur or avec une touche ambrée. Les arômes sont immédiatement saisissants.
On est sur l’exemple idéal de ce que doit être un grand Madeira avec ses notes de
rancio très pur. La force qu’il dégage est impressionnante. On part sur les épices
orientales, le bois exotique, les confits de fruits à noyau, la cire de parquet, le coulis
de cassis (qui disparaît à l’aération)… La bouche est d’une très grande densité et d’une
harmonie parfaite. La force qu’il dégage va de pair avec sa subtilité et sa complexité.
Au nez comme en bouche, il ne fait que changer à chaque instant, chaque fois pour
apporter de nouvelles agréables sensations. Très grand sujet qui gardera ses qualités
pour de nombreuses décennies.

CABERNET, CANCILLER ARGENTINE 1973 (*****)
Couleur encore bien jeune et dense. Le nez indique un sujet de grande personnalité
avec de la force et de la classe. On est dans les fruits noirs bien mûrs et concentrés,
sans aucun aspect végétal. La bouche est vraiment pure et droite. Rien de lourd
malgré la densité. Grande longueur.
A l’aveugle, on voyage un moment avant de trouver l’origine argentine.

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