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Mise à jour du 18 janvier 2026 à 17h30

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Copyright Dominique Fornage Wine Vin
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16 janvier 2026

CHAMPAGNE VINTAGE, CHARLES HEIDSIECK 1955 (*****)
La couleur est or ambré. Les arômes sont nets et droits avec de la densité et
du caractère. On est sur des fruits secs comme la noisette, mais aussi le noyau
d’abricot. Il n’y a pas d’aspect qui fait penser à du cidre. Je dis cela parce cela
se trouve assez fréquemment dans des Champagne de cet âge. La première
gorgée nous gratifie d’une légère effervescence qui disparaîtra par la suite.
Mais le plus important est le vin de base assurément de haut vol. La trame est
serrée. Le gras est celui qu’il faut pour ne pas laisser l’acidité (pourtant élevée)
dominer. On y retrouve un léger sotolon qui rappelle le Savagnin du Jura, mais
il n’est pas intempestif. La structure est remarquable, ainsi que la longueur de
bouche. Le sujet est encore bien vigoureux.

MONTRACHET, MORIN PERE & FILS 1915 (****)
La couleur est or ambré. Les arômes sont marqués au niveau du caractère et
de la race. On est sur des petits fruits secs comme l’amande et la noix. Il s’y
trouve aussi comme de la pâte d’abricot. Une touche de sotolon rappelle le
Savagnin du Jura. L’oxydation est quasi inexistante. C’est à relever.
Les saveurs rejoignent ce qui fut pressenti à l’olfaction. Le dynamisme est
impressionnant. La trame est serrée et l’acidité est un fil conducteur du début
à la fin. Mais la chair du fruit apaise le palais par son gras. Belle longueur.
A savoir que les convives qui ont dégusté à l’aveugle ont tous deviné le
cépage Chardonnay et la Bourgogne.

CHATEA LA FLEUR-PETRUS 1975 (*****)
1975 et 1970 ont toujours soulevé des inquiétudes concernant leur parcours
dans le temps. Ce La Fleur-Pétrus 1975 est fantastique, à l’heure actuelle en
tous les cas. Il a encore une couleur très belle et bien soutenue. Les arômes
sont dans les grands classiques bordelais, avec beaucoup de classe,
d’élégance et de subtilité. On est sur des fruits accompagnés par de l’humus
et du bois noble. C’est la séduction même. En bouche, l’harmonie est
exceptionnelle. Rien ne dépasse, tout est là où il faut. La buvabilité est si
grande que l’on en boirait une bouteille tout seul sans effort. Apprécier ce
sujet au plus haut point est une affaire de jouisseurs et non pas d’amateurs
de gros calibres.

RIESLING BEERENAUSLESE BRAUNEBERGER
JUFFER-SONNENHUR,
WILLI HAAG 2006 (*****)
Les arômes sont ceux des grands terroirs à Riesling. On y retrouve donc une
minéralité des plus nobles, bien qu’encore un peu discrète. Mais aussi un
acidulé de bonbon anglais qui excite déjà les narines. On y ressent bien
entendu des fruits confits très concentrés et très purs. La bouche suit
magistralement. La sucrosité, équilibrée parfaitement par l’acidité, semble si
haute que je me suis persuadé qu’on était plutôt en présence d’un
Trockenbeerenauslese. Sujet de haut vol qui défiera les années.

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7 janvier 2026

CEPA RHIN OLLAURI, FEDERICO PATERNINA 1920
La couleur est étonnamment d’un bun marqué sur l’ambre. Les arômes
sont purs et droits. Aux notes de fruits secs (noyau d’abricot) se rajoute
du café froid, du chocolat noir et du limon. Le ressenti de l’olfaction se
retrouve en bouche. Le vin est dynamique dès l’attaque, même s’il y a
du gras. La finale est rehaussée par l’acidité et par la minéralité.
C’est un vin vigoureux sur lequel il semble que le temps n’a pas d’emprise.

BAROLO CANNUBI, CHIARA BOSCHIS 2010
Au nez, tout est net, droit et précis. Le fruit est parfait de récolte.
L’élégance est au sommet. La bouche est en pleine harmonie.

RIOJA, MARQUES DE RISCAL 1934
La couleur est encore bien sombre. Les arômes présentent le caractère
marqué des vins de cette époque. On est sur du cuir et du bois exotique.
Il y a beaucoup de densité. La bouche est concentrée au niveau de chaque
constituant, surtout les tannins. Mais la buvabilité est remarquable.
L’équilibre est aussi là.
Un sujet de forte personnalité qui n’est pas prêt de baisser les bras.

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31 décembre 2025

RISERVA DEL FONDATORE, GIULIO FERRARI 2004
La couleur est encore bien claire et brillante. Les arômes sont denses et précis.
Le caractère est marqué, mais il y a de la classe. En bouche, la bulle est assez
effervescente malgré ses 21 ans. Le vin est dynamique et très fruité.
La concentration est remarquable. On est sur du très haut niveau.

BAROLO BUSSIA, PRUNOTTO 1990
Les arômes sont purs et nets. On sent une récolte prise au moment idéal.
On est sur des fruits rouges accompagnés par du cuir et du bois exotique.
L’élégance est remarquable. La bouche est dense sans être lourde.
L’harmonie est la qualité qui impressionne le plus dans ce sujet de haut vol.
Il est en ce moment en plein épanouissement.

SOLAIA, ANTINORI 1987
Les arômes révèlent un caractère marqué; je dirais presque trop. On sent une
base fortement constituée. La bouche est riche et marquée par des tannins
encore serrés. Le vin semble être de haut niveau, mais on dirait qu’il est
dans une phase de repliement.
Cette bouteille est bien différente de celle dégustée il y a quatre mois.

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30 décembre 2025

CHATEAU MARGAUX 2009
Vin imposant au niveau de ses dimensions. Il y a donc beaucoup de richesse et de concentration.
Toutes les composantes sont fortement constituées, peut-être même un peu trop. Les tannins
sont encore un peu stricts. C’est indéniablement un grand sujet selon les critères actuels.
Mais je ne peux m’empêcher de le trouver un peu trop massif et manquant de classe.
J’ose espérer que le temps fera son effet bénéfique.

CHATEAU MARGAUX 1996
Voici un Margaux élégant et harmonieux. Tout est bien fait, rien ne dépasse. La structure est là, mais
elle n’est pas imposante. On est sur des fruits rouges mûrs à souhait. C’est charnu et séduisant.
Les tannins sont déjà bien fondus. L’ensemble est resplendissant.

CHATEAU MARGAUX 1993
Ce 1993 n’a pas la structure des grands millésimes, mais il est équilibré et fort agréable.
La grande jeunesse dont il fait preuve est certainement le fait d’une récolte pas trop mûre, gardant
ainsi une acidité vivifiante. C’est un sujet qui est loin de manquer de qualités.

CHATEAU MARGAUX 1983
Les arômes présentent des fruits noirs bien mûrs avec des notes de tabac et de cuir. Le caractère
est marquant. La bouche suit. La concentration de toutes les composantes est impressionnante.
On semble mâcher une matière riche et puissante mais qui garde de la buvabilité. Les tannins
sont encore juvéniles. A l’aveugle, plusieurs lui ont donné 15 ans de moins. Cette bouteille n’était
pas encore à son niveau maximum.
Je vois toujours ce Margaux 1983 comme le plus grand de la décennie.

CHATEAU MARGAUX 1981
Ce 1981 fut dégusté à l’aveugle. Quelle belle surprise! Les arômes sont tout en finesse et en pureté.
Les fruits rouges dominent. S’y rajoutent en toute discrétion quelques épices fines et de l’humus.
La bouche est d’une harmonie parfaite. Le fruit présente un certain gras, mais ne dévie jamais
sur de la lourdeur. L’acidité parfaite rehausse le tout avec bonheur en y apportant fraîcheur et vie.
La qualité si élevée de ce cru a fait dire à certains que l’on était normalement sur un grand millésime,
comme le 1985, c’est tout dire. Le plaisir apporté était intense.

MARSANNE BLANCHE FLETRIE LEGENDE D’AUTOMNE
DOMAINE PLEINE LUNE 2004
Les arômes jaillissent littéralement du verre avec une densité peu commune. On est sur le rêve de la
Marsanne avec sa truffe blanche et son eau-de-vie de framboise. Mais on y ressent aussi de la pâte
de toutes sorte de fruits. En bouche, c’est une vague onctueuse qui charme le palais. Il est rare de
retrouver d’une manière aussi marquée le type du cépage comme on le désire en Valais.
Je qualifie ce vin marquant de folie baroque.

GRAIN NOBLE MARSANNE BLANCHE
MARIE-THERESE CHAPPAZ 2000

Les arômes très amples indiquent une récolte botrytisée de grande envergure. On est sur des fruits
confits tels que l’abricot ou la pêche blanche. La finesse rivalise avec la densité. En bouche, l’onctuosité
est incroyable. La sucrosité très élevée est heureusement balancée par l’acidité.
Son avenir se déroulera sans encombre sur des décennies.

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24 décembre 2025

Barolo Cascina Francia Giacomo Conterno 1997 Dominique Fornage ecole nobilis

 

 

BAROLO CASCINA FRANCIA, GIACOMO CONTERNO 1997
Au nez, la grandeur de la récolte et le caractère habituel des vins de Giacomo
Conterno s’imposent. On est sur des fruits noirs bien mûrs auxquels l’ouverture
rajoute des petits fruits rouges qui finissent par rappeler le Pinot Noir de Bourgogne.
Notes de cuir noble et de tabac frais. La bouche est très structurée et l’harmonie
parfaite. Le fruit concentré est soutenu par des tannins autant soyeux qu’athlétiques,
encore juvéniles. La classe au naturel.

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19 décembre 2025

 

 

CORTON-CHARLEMAGNE, VINCENT GIRARDIN 2016
Les arômes sont frais, vivants et conquérents. On est sur des agrumes
comme le pamplemousse. La classe ressort magnifiquement avec des
notes de noisette et de beurre fondu. La bouche est très dense et structurée.
Le fruit est consistant. L’acidité est parfaite. La minéralité des plus grands
terroirs s’impose. La longueur est impressionnante.
Pour moi, un vin exceptionnel, même s’il est encore bien jeune.