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Mise à jour du 28 septembre 2026 à 7h00
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26 septembre 2026

CHAMPAGNE LAURENT PERRIER GRAND SIECLE
L’étiquette est inconnue sous cette forme. Il doit s’agir d’un Grand Siècle de la
première époque, certainement peu après sa sortie en 1959.
Couleur or foncé. Les arômes sont assez classiques. On sent l’âge mais il n’y a
aucune oxydation. Notes de noyau d’abricot. En bouche, la bulle a disparu.
La structure est remarquable. Le gras bien présent indique un dosage certainement
un peu élevé. C’est positif, car l’acidité est très haute et cela maintient l’équilibre.
La finale présente une sorte de minéralité saline des plus intéressantes.
Belle longueur. Grande buvabilité.
COLARES RESERVA TINTO, VIUVA JOSE GOMES DA SILVA 1967
Couleur encore très foncée. Les arômes sont un peu rustiques et stricts. C’est habituel
pour ce vin me semble-t-il. On pourrait penser à du Cabernet Sauvignon de par son côté
végétal. Mais le fruit est là aussi. En bouche, la trame est serrée et dynamique.
L’aspect strict et austère est le même qu’à l’olfaction. Les tannins sont encore jeunes.
C’est peu dire qu’il s’agit d’un cru de caractère. Comme tous les Colares que j’ai dégustés,
je pense que l’on doit attendre au moins 30 ans avant d’en boire.


NEBIOLO SPUMANTE, BELLOTTI
Voici un vin bien étrange. C’est la première fois que je vois l’écriture
« Nebiolo » à la place de « Nebbiolo » et aussi ce cépage traité en vin « Spumante ».
Il doit dater des années 1960 – 1970.
La couleur est quasi noire. Les arômes semblent indiquer une récolte un peu
passerillée. On est sur des petits fruits noirs en coulis comme la myrille.
C’est élégant et flatteur. La bouche est onctueuse et presque visqueuse.
L’effervescence a totalement disparu.
Ce cru inédit a su donner son lot de plaisir.
VEGA SICILIA UNICO 1948
L’acidité volatile qui se présente au nez a de la peine à disparaître, même après
l’aération. C’est le petit reproche que je fais à ce vin. A part cela, on ne peut que
saluer sa force et sa personnalité. De plus, il semble que le temps se casse les
dents sur lui.


MADEIRA SERCIAL, VEIGA FRANCA 1880
Les arômes sont marqués principalement par le rancio habituel des grands Madeira.
La très petite dose d’acidité volatile s’estompe tranquillement, sans disparaître totalement.
Mais la personnalité de ce Sercial est remarquable. La bouche est extrêmement concentrée.
La petite douceur enrobe toutes les autres composantes d’un gras onctueux.
L’acidité accompagne une minéralité saline durant la longue finale. Un sujet spectaculaire.
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17 septembre 2026
BARBARESCO RABAJA, BRUNO GIACOSA 2016
A l’aveugle, je parle de Bourgogne car j’en retrouve la noblesse, la finesse et la pureté.
Deux personnes vont directement sur le Piémont. Ce vin est déjà dans une phase des
plus gourmandes. L’équilibre des composantes est sans faille. La structure n’est pas
du tout imposante, mais la trame est serrée. Elle est entourée élégamment par la chair
du fruit. C’est si bon que l’on en boirait une bouteille tout seul.
De plus, la classe du sujet est impressionnante.
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4 septembre 2026
RECIOTO NOBILE DELLA VALPOLICELLA
AMABILE SPUMANTE, BOLLA 1959
La bouteille est du même style que celle d’un Champagne traditionnel.
Le vin est sensé être effervescent.
La couleur est encore très foncée, entre le noir et le brun. Les arômes très
élégants sont amples et fruités. On sent une récolte passerillée. La bouche est
faite de rondeurs aguichantes. On pense à du coulis de petits fruits noirs. Tout
est parfaitement agréable. La seule chose qui manque, c’est l’effervescence
que l’âge a fait disparaître.
BUÇACO BRANCO RESERVADO
ALEXANDRE D’ALMEIDA 2017
Belle couleur dorée. Les arômes révèlent une personnalité de taille. Il y a
quelque-chose d’inhabituel au niveau du style. On ressent un fruit bien mûr
accompagné par des notes de terre fine. C’est peut-être de la minéralité ou
alors un style d’élaboration. La présence en bouche est remarquable.
La matière est consistante. Le gras enrobe parfaitement l’acidité et le côté iodé.
Très belle longueur.
BAROLO, GIUSEPPE RINALDI 1978
La couleur tourne autour du brun, mais elle est dense. Le caractère affirmé saute
au nez dès le départ. On sent des fruits rouges quasi sur mûrs avec un peu de
caramel et un boisé exotique. La bouche est fortement constituée, en alcool aussi
mais c’est tout à fait acceptable. C’est la nature qui a présidé à la personnalité de
ce vin monumental. Il est à remarquer que le temps de l’ouverture n’a cessé de
développer de manière optimale ses nombreuses qualités. La petite rusticité du
départ a laissé place à la pureté de fruit et à l’harmonie. Et cette aération l’a rendu
de plus en plus jeune.
MADEIRA MALVASIA, JOAO MARTINS DA SILVA 1879
Mis en bouteilles en 1943.
La couleur est habituelle des Madeira de cette époque. On tourne autour de
l’or ambré avec une touche brunie. A la première seconde, on sent une force
peu commune et une touche d’acidité volatile. En quelques instants, cette acidité
volatile semble ne devenir plus qu’un renforceur d’arômes (et de goûts), y rajoutant
une grande dimension. On est sur le rancio parfait avec une complexité incroyable.
A chaque minute, de nouvelles sensations se révèlent pour notre plus grand plaisir.
La classe est renforcée par une touche de camphre qui y rajoute de la fraîcheur.
On y retrouve aussi de la pâte de fruits, du caramel, des épices fines, du café, du
chocolat noir et un boisé exotique des plus nobles. En plus, cela nous rappelle la
cire de parquet utilisée il y a longtemps. Ce sujet est une merveille marquante.
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21 août 2026
CHIANTI CLASSICO IL GRIGIO RISERVA, SAN FELICE 1985
La couleur a vraiment bien tenu: elle est rouge sombre. Les arômes nous
rappellent le Bordeaux classique, dans l’élégance. Ils sont encore
dynamiques et frais. La bouche est serrée et pure. Le fruité parfait de
récolte est soutenu par des tannins nobles et bien construits. Beaucoup
de longueur. Un Chianti de très haut niveau.
MUSCAT ROSE SOUTH COAST, MASSANDRA 1965
Le style de grand liquoreux dans l’opulence et l’élégance est marqué.
Notes de caramel et de raisin de Corinthe. La bouche est onctueuse avec
beaucoup de sucrosité. La matière est impressionnante et fait son effet.
Mais je ne peux m’empêcher d’y trouver un peu de lourdeur.
MOSCATEL VIEILLE RESERVE FINEST QUALITY, KAMA
Sujet énigmatique. L’étiquette présente du portugais ou de l’espagnol (Moscatel),
du français (Vieille Réserve) et de l’anglais (Finest Quality).
Pour ce qui semble être le producteur: « Kama », je n’ai obtenu aucun
renseignement valable à ce sujet. Impossible de trouver l’origine de ce vin,
certainement des années 1940 – 1960.
La couleur est d’un bel ambre. Les arômes sont fins, amples et élégants.
On sent des fruits confits de toutes sorte avec des épices fines et du caramel.
Cela pourrait rappeler le vieux Sauternes. La bouche est d’une grande harmonie.
La sucrosité se marie parfaitement avec l’acidité. La densité est remarquable
et la finale longue et vivifiante.
PANTELLERIA STRAVECCHIO RISERVA, MACCOTTA 1920
A l’aveugle, les arômes, très denses, rappellent le Jerez ou le Vin Jaune, mais
on devine que l’on est ailleurs. J’y retrouve de l’iode ou de la livèche, comme sur
des Vins du Glacier du Val d’Anniviers. La bouche est dense et droite.
Les tertiaires partent sur l’humus, les champignons et la terre fine. L’acidité
élevée est notoire. C’est un vin sec de grand caractère qui représente
bien son époque.
CHÂTEAU MUSAR BLANC 2003
Le style de la maison est bien là. C’est un vin ample avec beaucoup de caractère.
Le gras enrobe l’acidité et l’amertume iodée. Il paraît encore bien jeune.
CHATEAUNEUF-DU-PAPE, DOMAINE DE BEAUCASTEL 1968
On peut considérer que le Domaine a pris le nom de « Château de Beaucastel » à
partir des années 1970.
La couleur est d’un magnifique rouge. Les arômes nous font penser à un grand
Bourgogne de par ses fruits rouges et de par sa grande élégance. La bouche
reflète bien le ressenti de l’olfaction. L’harmonie est totale. Le fruit est resté
jeune et frais. Les tannins sont totalement fondus. La fraîcheur finale fait sensation.
BEAUNE 1ER CRU, CUVEE DAMES HOSPITALIERES
HOSPICES DE BEAUNE 2005
Belle couleur rouge intense. Les arômes ont une certaine élégance et présentent
un fruité bien mûr. En bouche, on est sur le fruité charnu qui caractérise bien les
Bourgogne traditionnels. L’équilibre est son principal atout.
3 ANOS, VEGA SICILIA
Très vieille bouteille, certainement des années 1940. La couleur est sombre.
Les arômes présentent une personnalité très forte. On est sur des fruits noirs,
du cuir, du tabac, des épices et des herbes aromatiques. On pourrait faire un
parallèle avec de très anciens Bordeaux. En bouche, la concentration est
impressionnante. Les tannins, encore solides, sont bien enrobés par la chair
du fruit. Beaucoup de longueur.
Une espèce malheureusement en voie de disparition.
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11 août 2026
ALEATICO STRAVECCHIO, ANTINORI 1949
La couleur est assez ambrée. Les arômes ont une certaines élégance.
On devine des fruits sur mûrs avec des notes vanillées. La bouche est
onctueuse et douce. C’est très plaisant, mais j’aimerais y trouver plus
de complexité et de vivacité.
JEREZ TRAFALGAR SOLERA CREAM, RIVERO 1805
La couleur est très légèrement ambrée. Les arômes sont élégants. On est
sur des fruits confits. C’est plutôt discret. La bouche est pourvue d’une
légère douceur et se termine par une amertume bénéfique. Tout est agréable
et donne sont lot de plaisir. Mais on n’est pas du tout dans l’énorme douceur
et la concentration de ce que l’on attend d’un Jerez Cream.
Peut-être qu’à l’époque de Napoléon le Cream se travaillait différemment.
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22 juillet 2026
GRAIN D’OR MARSANNE, CAVE LA LIAUDISAZ 2007
Les arômes partent très légèrement sur le style oxydatif. C’est ainsi qu’à l’aveugle, je suis une
mauvaise piste. Mais on devine un sujet de grand caractère et de grande classe. La bouche est
noble et concentrée. La structure n’affecte pas la buvabilité. Les marqueurs de la Marsanne sont
présents mais de manière discrète. J’attribue cela à l’élevage en barrique. J’ai été marqué par
cette personnalité et cette force.
BAROLO RISERVA SELEZIONATA BRUNATE
GIUSEPPE RINALDI 1974
Les arômes sont chaleureux avec un fruit pratiquement sur mûr, sur la prune. Notes d’humus,
de tabac et de vanille. Le vin est riche et charnu. Les tannins sont rustiques et rappellent bien
l’époque. L’acidité élevée est bienheureuse. Mais l’ensemble est un peu déséquilibré et vieillissant.
CHATEAU AUSONE 1974
Heureusement que j’ai dégusté ce vin à l’aveugle, car j’aurais été influencé par la triste réputation
de ce cru sur ce millésime. Je ne demande à personne de me croire, je donne simplement mes
impressions qui vont à l’encontre de tous les commentaires habituels.
La couleur est encore dense et foncée. Les arômes présentent le caractère noble et racé des
grands classiques de Bordeaux de cette époque. Rien ne manque au sujet de la netteté ou de la
propreté. Le fruit est mûr sans excès. Il est accompagné par des notes de réglisse et de boîte à
tabac. La concentration de bouche, bien que moyenne, est suffisante pour présenter la densité
nécessaire. La ligne est d’une parfaite rectitude du début à la fin. La buvabilité est extrême.
Quelle magnifique surprise!