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Mise à jour du 16 mai 2026 à 17h00

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7 mai 2026

Cepa Sauternes Rioja Ollauri Federico Paternina 1933 Dominique Fornage Wine Vin ecole nobilils

CEPA SAUTERNES, RIOJA OLLAURI
FEDERICO PATERNINA 1933 (*****)

Le nom de ce vin est vraiment spécial. « Cepa » signifie à peu près « souche ».
Cepa Sauternes était utilisé à l’époque pour désigner un cru élaboré à la
manière des Sauternes. Le cépage est du Viura.

La couleur est d’un magnifique jaune or dense et limpide. Les arômes sont
nobles et complexes. On ressent des fruits bien mûrs de récolte, diverses
épices dont le safran, des fruits secs, des champignons, de l’iode et des
écorces d’orange. Sa personnalité est forte. En bouche, tout est concentré,
équilibré et dynamique. Le gras est bien présent à l’attaque, mais à l’évolution,
c’est la minéralité iodée et l’acidité vivifiante qui dominent On a ainsi de la
peine à imaginer qu’il aurait eu à sa conception une douceur aussi marquée
que sur un Sauternes. L’âge n’a eu que peu d’emprise sur ce sujet de grande
personnalité. Sa vigueur est impressionnante.

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1 mai 2026

Chez Provins, une superbe verticale de 12 millésimes de Fendant de la Maison.
Du plus jeune au plus vieux, le niveau est très élevé et prouve que le Chasselas
a un réel potentiel de vieillissement, même en Valais.

Je présente ici, excusez-moi, seulement mes deux préférés.

FENDANT PIERRAFEU, PROVINS 1984 (*****)
Année très mal considérée. Mais l’âge (ou le miracle de la nature) a opéré.
La couleur est encore jeune. Les arômes sont nobles avec une personnalité marquante.
C’est une véritable présence. Et quelle complexité! Notes minérales et florales de toutes sortes.
Le vin est une vraie délicatesse, tout en subtilité. La structure étonne, eu égard au millésime.
La buvabilité est extrême. La finale est vivante et vivifiante.
On voit bien là qu’un grand vin ne provient pas toujours des millésimes les plus cotés.

FENDANT PIERRAFEU, PROVINS 1977 (****)
Le nez présente de la classe et du caractère. On devine qu’il va prendre du temps pour se
dévoiler au mieux. La minéralité est accompagnée par des notes de tabac et de Whisky.
Les tertiaires ne sont que positifs. La bouche est très équilibrée. C’est une ligne droite et
pure du début à la fin. L’amertume finale rehausse le tout magistralement.

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26 avril 2026

BEAUNE 1ER CRU VIGNE DE L’ENFANT JESUS
BOUCHARD PERE & FILS 1994 (*****)

J’avoue que, même après 40 ans d’expérience, je n’ai pas encore réussi à
corriger les idées que j’ai reçues au sujet des millésimes. Ce 1994, considéré
comme petit, je le voyais avant l’ouverture comme un vin des plus moyens.
Ma surprise fut grande. La couleur est d’un beau rouge dense. Les arômes
sont encore fringants, sur les fruits rouges comme la fraise. L’élégance et la
classe sont au rendez-vous. On devine le vrai Bourgogne classique.
En bouche, l’équilibre est parfait. Tout est là où il faut, rien ne dépasse.
Les tannins sont fondus tout en étant encore bien vaillants. Il n’a encore subi
aucun outrage du temps. Ce ne fut que du plaisir sans compter.
La bouteille s’est vidée sans avertir de par sa buvabilité extrême.
Merci l’enfant Jésus.

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14 avril 2026

CHAMPAGNE CRISTAL, ROEDERER 1986 (*****)
La couleur est d’un bel or dense. Les arômes sont nobles et élégants.
On y ressent du pain beurré et une minéralité de grande classe.
On devine sans attendre du sérieux. La bouche est droite et nette avec
un gras qui confine le sucre. Mais l’acidité agit de la meilleure manière
et rafraîchit l’ensemble pour lui donner vie et dynamisme. La bulle
n’existe plus vraiment: elle se devine. Ce qui impressionne dès lors,
c’est que l’on apprécie un grand vin tout simplement.

VIGORELLO, SAN FELICE 1988 (*****)
La couleur est foncée et dense. Les arômes indiquent une récolte bien mûre,
mais pas compotée. On est sur des fruits noirs, des épices et de l’humus.
La bouche est concentrée et riche, tout en restant harmonieuse.
La grande structure n’empêche pas une très bonne buvabilité.

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9 avril 2026

ERMITAGE LES CHAPELLES, PROVINS 1989 (*****)
Belle couleur or. Au nez, la truffe ressort immédiatement. On la retrouve seulement
dans les très grands millésimes. Elle est accompagnée par des notes d’eau-de-vie
de framboise, et par une minéralité noble.. C’est la classe à l’état pur. La bouche est
harmonieuse au possible. C’est en même temps suave et ferme.
L’ensemble a gardé une jeunesse incroyable. La longueur est interminable.
Le sujet est encore en pente ascendante, c’est tout dire.