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Mise à jour du 6 janvier 2021 à 11h00

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La dégustation historique de 11 millésimes
de Madeira de 1820 à 1720
est présentée sous « grands événements »

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5 janvier 2021

 

 

CHATEAU LA TOUR BLANCHE 1939
Magnifique couleur or foncé. Les arômes sont précis et purs.
On sent une récolte sur maturée avec des fruits confits, mais surtout
des agrumes (mandarines) avec leur écorce. La bouche est très
agréable et vivante. On est plus marqué par un gras dense que par
du sucre. Les sensations fruitées dominent. La finale est soutenue
par une belle acidité et par l’amertume positive des écorces. Splendide.

 

 

MALBEC ESTRELLA, WEINERT 1977
C’est bien le monument attendu. Tout est formidablement structuré.
La concentration du fruit et des tannins est impressionnante. L’équilibre
de l’ensemble est préservé, même si l’alcool est élevé. La personnalité
est hors norme. Ce vin vous prend le palais immédiatement et y reste
fort longtemps. Sa base lui permettra de défier encore de nombreuses
années. Ce vin demeure mon préféré de tous les argentins.

 

 

CHATEAU MUSAR 1977
Peut-être le millésime le plus réputé chez Musar. Il est impressionnant
dans ses dimensions et dans sa personnalité. On devine une base immense.
Ensuite, vient le style voulu par la maison Gaston Hochar. Cette boueille
a laissé deviner le monument que l’on connaît, mais il y avait un petit
quelque-chose qui gênait la pureté de l’ensemble.

 

 

SASSICAIA, TENUTA SAN GUIDO 1977
25’987 bouteilles produites: on est loin des quantités et du style actuel.
Au nez, on est immédiatement marqué par l’élégance du sujet et la pureté
de son fruit resté très jeune. Mais il y a aussi cette personnalité des vins
de l’époque. La concentration est remarquable, mais rien n’est pesant.
Les tannins sont d’une qualité extrême et n’ont encore pas été atteints
par l’âge. La jeunesse et la droiture de ce cru vous rendent heureux.

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31 décembre 2020

BAROLO ARIONE DI SERRALUNGA
BRUNO GIACOSA 1971

Bouteille mise en carafe 6 heures avant sa consommation.
Les arômes indiquent un seigneur, mais on sent que le vin est
encore un peu fermé et qu’il n’atteint pas l’élégance habituelle.
Avec le temps, tout s’arrange, comme par enchantement. On est
sur des fruits parfaitement mûrs avec des épices et du tabac.
Il y a beaucoup de densité. C’est la grande classe. Le vin est
encore d’une jeunesse et d’une force incroyables. Il est marqué
par des fruits rouges qui rappellent les grands Bourgogne; la chair
veloutée et l’acidité aussi. Les tannins sont très athlétiques.
La force que dégage ce vin est peu commune. On est tenté de
penser que cette bouteille n’a pas encore atteint son maximum
de développement. Il restait encore un peu de vin le lendemain:
il était peut-être encore plus grand que la veille.

 

ERMITAGE, CAVE D’ANCHETTES 2008
Cette bouteille a eu le temps de s’épanouir et de dépasser celles
que j’ai bues auparavant, la dernière fois en 2015. On est au
maximum du développement des caractéristiques si spécifiques
de la Marsanne valaisanne. Le nez est pratiquement submergé
par les arômes d’eau-de-vie de framboise et de truffe blanche.
La densité est énorme. La bouche est marquée par un gras dense
qui enrobe parfaitement les composantes. Je ne sais si cela vient
de l’âge, mais, cette fois-ci, je n’y ai pas ressenti la moindre douceur.
La concentration et le caractère sont marquants.

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22 décembre 2020

 

CHATEAU MARQUIS D’ALESME 1982
Couleur encore rouge bien dense. Les arômes sont étonnamment frais,
compte tenu du millésime. On est sur les fruits noirs avec du cuir et des
épices. C’est pur et droit, sans détour. Le caractère des grands Bordeaux
classiques ressort bien: rien de trop, rien pour jeter de la poudre aux yeux.
La bouche est très équilibrée. Le fruit est encore dynamique. Les tannins
sont très bien construits et ont encore du potentiel. Comme il n’a rien qui
pourrait le rendre pesant, sa buvabilité est extrême.

 

 

CHATEAU L’EGLISE-CLINET 1988
Arômes séduisants, marqués par un fruité bien mûr. C’est une pure dentelle.
En bouche, le vin est volumineux et voluptueux. La chair est ronde mais
garde une belle fraîcheur. Tout est fondu pour donner le maximum de plaisir
à l’heure actuelle. Je pense que ce vin tiendra encore des années, mais il
lui sera difficile de grandir encore car tout est déjà là.

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14 décembre 2020

 

 

CHATEAU D’YQUEM 2006
Les arômes indiquent une récolte bien botrytisée. J’y ressent un
aspect fumé qui provient peut-être de l’élevage. Ou alors, le SO2
agit encore en gardant le vin un peu fermé. Mais tout semble très
pur et droit. En bouche, la douceur du vin est très bien balancée
par une haute acidité. Avec l’aération, la finale révèle une amertume
qui a fait penser à certains que cette bouteille n’était pas parfaite.

 

 

CHATEAU D’YQUEM 2000
Belle couleur dorée. On sent une récolte bien ensoleillée. Les confits
de fruits sont bien là: reine-claude, abricot. Le vin est onctueux à
l’attaque. Le gras s’allie à la douceur pour donner cette belle rondeur
sensuelle. Note de caramel. Mais, dès l’évolution de bouche, cette
onctuosité marquée est parfaitement soutenue par une acidité très
élevée qui vivifie aussi le palais en finale. Magnifique.

 

 

CHATEAU D’YQUEM 1989
Les arômes sont très exubérants. C’est une nature que se lâche.
J’y retrouve de la banane et de la vanille. Cela me rappelle la
savane humide. S’y rajoute une superbe touche minérale qui
rappelle les Riesling allemands. Le vin est très équilibré. L’âge lui
est favorable: la rondeur se ressent moins que sur les crus plus
jeunes. Il n’est pas spécialement consistant, il joue plutôt sur la
subtilité. Grand sujet.

 

 

CHATEAU D’YQUEM 1988
Couleur un peu ambrée. Au nez, tout est d’une grande pureté.
La complexité est remarquable: écorces de mandarines ou d’oranges,
fruits exotiques, minéralité noble, épices fines. La bouche est
dynamique et cristalline. C’est vraiment dense, mais il n’y aucune
lourdeur. Trois facteurs rendent ce vin vivant et frais: son acidité
élevée, sa minéralité et l’amertume des écorces de fruits exotiques.
Un sujet enthousiasmant à tous points de vue.

 

 

CHATEAU D’YQUEM 1987
Couleur assez ambrée. On devine au nez une récolte plutôt
sur maturée que botrytisée. Note d’iode à laquelle s’ajoute une
minéralité qui lui donne du caractère. Le vin est vif et droit,
même un peu strict. Mais, à nouveau, des écorces de fruits
exotiques et le soutien acide rendent ce cru vivant.
Ce n’est pas un Yquem classique.

 

 

CHATEAU D’YQUEM 1986
Arômes fins, d’une élégance toute particulière. Grande
complexité: bois oriental, fruit de la passion, mangue, minéralité
noble. Il est resté très jeune. Vin équilibré avec beaucoup de
rondeur à l’attaque. Touche de Cognac. Son acidité le rend frais
dès l’évolution de bouche. Sujet séduisant au possible.
Sa buvabilité est grande car il ne joue pas sur la puissance.

CHATEAU D’YQUEM 1984
Arômes de récolte plus sur maturée que botrytisée. A part
les confits de fruits, on y retrouve des étonnantes mais
positives notes d’herbes aromatiques macérées. J’y ai aussi
senti des bourgeons de sapin! Vin délibérément frais.
Sa douceur est plutôt un gras qui enrobe les composantes.
Finale vive sur une fraîcheur mentholée. Aucune lourdeur.
Ce 1984 fait partie des Yquem peu cotés car il n’a rien de
ce qui caractérise habituellement ce cru. On ne le mettrait
peut-être pas dans la catégorie des liquoreux. Mais son
style est des plus plaisants et son caractère sait nous charmer.
J’aime énormément.

 

 

CHATEAU D’YQUEM 1982
Arômes de miel d’acacia, de savane, de sucre candi, de Whisky.
Grande élégance. La douceur de l’attaque est rapidement
soutenue par une acidité de citron vert. Sa vivacité vous titille le
palais pour son plus grand plaisir. C’est un grand Yquem qui n’a
rien à voir avec l’idée que l’on se fait du millésime. Au lieu d’être
marqué par la chaleur, il part sur la fraîcheur. Je crois qu’il n’a
cessé d’évoluer favorablement.
A l’heure actuelle, il semble d’une jeunesse infaillible.

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13 décembre 2020

 

 

MAGNUM CHAMPAGNE GRAND VINTAGE
BOIZEL 1964

Belle couleur dorée. Arômes marqués par l’aspect oxydatif.
On y trouve donc de la noix et de l’amande. Mais tout est
pur et net. En bouche, la bulle a pratiquement disparu pour
laisser place à un vin très dense. Le gras arrive juste à
compenser une acidité citronnée très vive. On retrouve le
style oxydatif ressenti à l’olfaction. Le caractère est
aussi bien présent. Notes tertiaires sur les champignons.
La finale est sèche et droite. Il a beaucoup plus aux
amateurs de Vin Jaune ou de Jerez, et moins aux autres.

 

 

GRAVES LA PERLE BLANCHE
MAHLER BESSE 1953

Couleur or dense. Arômes de récolte sur mûre avec des notes
de miel et de fleurs. Le vin est moelleux. La légère douceur
est bien intégrée. L’ensemble est très agréable et équilibré.
Il reste encore très vaillant.

 

 

GRAN CORONAS RESERVE, TORRES 1954
Magnifique couleur rouge de densité moyenne,
mais restée très jeune. Les arômes sont fruités,
fins et délicats. La bouche est de densité
moyenne, mais l’harmonie est parfaite. Le fruit
est resté jeune. C’est pur et droit. On est
plus sur la dentelle que sur la corpulence.

 

 

RIOJA VIÑA REAL RESERVA ESPECIAL
COMPAÑIA VINICOLA DEL NORTE DE ESPAÑA
(CVNE) 1951

Couleur quasi noire. Les arômes sont très développés
et forts de caractère. On est sur des fruits noirs
accompagnés par de l’humus et du graphite. Le vin
est fortement constitué, mais équilibré. C’est une
personnalité marquante, sans aucun fard.

 

 

13 décembre 2020
MALAGA CARIÑO, HIJOS DE ANTONIO BARCELO
Bouteille de plus de 50 ans. C’est un « Vino Trasañejo »,
donc un vin qui a beaucoup vieilli avant d’être mis en
bouteille (plus de 5 ans selon la législation actuelle).
La couleur est noire à reflets bruns. Les arômes se
rapprochent des grands Madeira, mais avec une note
caramélisée très fine et pure. La bouche est onctueuse
au possible, mais son acidité rehausse toutes les sensations
du début à la fin. Même si c’est puissant et corpulent,
on ne ressent pas de lourdeur.

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28 novembre 2020

 

 

CHAMPAGNE CRISTAL, ROEDERER 2002
Grand et somptueux millésime de Cristal. La bulle n’est plus
intempestive et le vin est à un stade où il bénéficie d’une évolution
positive et où il garde encore un fruit jeune et dynamique.

 

 

 

CHAMPAGNE DOM PERIGNON, MOËT & CHANDON 1980
Voici l’exemple à présenter pour les amateurs qui croient qu’un Champagne
doit se boire jeune. La couleur est bien dorée. Les arômes sont parvenus à
un stade de plein développement avec beaucoup de complexité. Quelle
noblesse et quelle élégance! On est sur le beurre noisette ou l’amande.
Le fruit pur est accompagné par une belle note minérale. La bouche est
délicate sans manquer de caractère. C’est la grande harmonie.
Il restera certainement encore longtemps à ce stade.

 

 

TREBBIANO D’ABRUZZO, VALENTINI 1992
Couleur orangée, un peu trouble. Les arômes explosent littéralement
hors du verre avec une énorme complexité. Ces arômes sont déroutants
car peu habituels. On se croirait dans une savane humide avec toute son
exubérance. On y trouve de la banane, de la mangue, du kaki…
Une touche de vanille s’y rajoute. La bouche est marquée par un gras
presque épais, mais reste sèche. C’est une vague onctueuse qui caresse
le palais. Avec l’aération, le sujet rajeunit et se dirige vers les agrumes frais.
La longueur est exceptionnelle. Mais le style est trop spécial: les avis
divergent fortement. Certains n’ont pas apprécié.

 

 

 

CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1937
On ressent le style classique de l’époque. Mais les composantes
ont trop perdu de leur substance. Le vin se boit sans problème mais
ne procure que peu de plaisir.

 

 

CHATEAU AUSONE 1976
Les arômes sont la subtilité même. On y trouve des fruits noirs
accompagnés par de l’humus, du cuir, du bois de santal, des
épices orientales et de l’iode. C’est la grande classe inamovible.
L’harmonie qu’il dégage est au-dessus du lot. Il joue sur le raffinement
et la délicatesse, mais aussi sur une certaine austérité aristocrtatique.
Je loue ce style.

 

 

 

CHATEAU PICHON COMTESSE 1982
Vin somptueux comme d’habitude. Il est riche et très fruité. De mon
souvenir, chaque fois que je bois ce vin, il est différent. Cette bouteille
était très grande sans atteindre le développement de certaines autres,
mais la note maximale lui convient parfaitement.

 

 

CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1982
Dégusté à l’aveugle, on sent rapidement le cru exceptionnel. Il est ample
au possible, mais tout est net et pur. On devine la récolte parfaite.
La bouche est immense et confirme la grandeur de ce millésime chez
Mouton. Sa densité est fantastique. Il est aussi resté d’une jeunesse insolante.

 

 

 

 

CHATEAU L’ANGELUS 1982
Encore une réussite du millésime. On est dans l’élégance avec un fruit très
mûr. En bouche, le vin est onctueux et séduisant. Sa rondeur est telle que
certains n’ont pas pensé à du Bordeaux à l’aveugle. Mais sa classe compense
et il n’est étonnamment pas lourd.

 

 

BARBARESCO SANTO STEFANO RISERVA
BRUNO GIACOSA 1982

Après trois grands Bordeaux 1982, on sent bien que l’on change de style
(dégustés à l’aveugle). L’élégance est toute particulière. Les fruits rouge
presque sur mûrs s’imposent au nez. Plus séduisant, c’est difficile.
La bouche semble quasi douce. Est-ce le fait d’avoir dégustés ces trois
Bordeaux de 1982 juste avant? Mais la classe du cru, du millésime et du
producteur font merveille. L’acidité élevée rehausse et vivifie l’ensemble
et permet au vin de s’exprimer sans frein et sans aucune lourdeur.
Un plaisir exquis!

 

 

 

RIESLING AUSLESE, EGON MÜLLER 1999
Les arômes sont extrêmement typés, tout en fraîcheur encore.
La pureté est remarquable. On est sur une minéralité noble avec une
note acidulée. En bouche, la sucrosité est naturellement compensée
par la haute acidité. Très grand Riesling avec beaucoup d’avenir.