LES DERNIERES NOUVELLES

Mise à jour du 9 novembre 2019 à 12h30

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8 novembre 2019
CHATEAU MUSAR 1983 (*****)
Arômes nobles avec beaucoup de caractère. Les fruits noirs très mûrs sont accompagnés par de la réglisse
et du tabac. S’y rajoute une note terreuse ou fumée. On devine un sujet qui n’a pas voulu s’accommoder de
l’uniformisation. Le vin est une vague fruitée onctueuse faite pour le plaisir. L’acidité volatile, présente à
l’olfaction comme en bouche, n’est là que pour rehausser les sensations. Très long. Tout grand sujet.

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6 novembre 2019
VEGA SICILIA UNICO 1972 (*****)
Bouteille parfaite. Tout est dans le style des anciens Vega: opulence, richesse, fruit très mûr… C’est
aussi un peu baroque avec une touche d’acidité volatile qui est juste là pour rehausser les sensations.
Vin de plaisir à éviter de présenter à nos austères techniciens.
BRUNELLO DI MONTALCINO, POGGIO ALLE MURA 1979 (*****)
Superbe bouteille qui a mis du temps à s’ouvrir. C’est ample et riche. Les arômes partent sur les fruits
noirs, le cuir et l’humus. Noblesse et race. Le vin possède une étonnante structure. Tout est à son
maximum de développement. Un grand plaisir.
SOLAIA, ANTINORI 1988 (*****)
Vin en plénitude. Quelle élégance et quelle séduction! L’harmonie est parfaite, l’âge y est certainement
pour quelque chose. Très grand millésime de Solaia. Au sommet, mais pas encore sur le déclin.
BAROLO GRIGNORE, CERETTO 1978 (*****)
Voici un Barolo baroque! Les arômes partent dans tous les sens, mais ils s’accordent pour vous séduire
si vous êtes ouvert à ce qui n’est pas ordinaire. La petite acidité volatile, bien présente au départ, s’estompe
à l’ouverture pour soutenir favorablement les composantes. Le vin est riche et voluptueux. L’ensemble est
très mûr, mais l’acidité finale lui procure une bonne fraîcheur. Un sujet attachant.
AMARONE DELLA VALPOLICELLA, QUINTARELLI 1988 (****)
Une bouteille peut-être un peu spéciale. Les dimensions volumineuses habituelles sont là. C’est très
plaisant et même sensuel. Je reconnais la fantastique base, mais cette fois-ci, je trouve que les rondeurs
aguichantes ne sont pas assez soutenue par l’acidité.

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25 octobre 2019
CHATEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1990 (****)
Vin très agréable du début à la fin. Il est équilibré et de belle structure avec un fruit bien mûr.
Il a bien tenu, mais semble ne plus pouvoir s’améliorer.

CHATEAU PICHON COMTESSE 1975
(*****)

Une bouteille parfaite qui donna un plaisir des plus intenses. C’est une dentelle comme on n’en fait
plus puisque la puissance n’est pas ce qui fut recherché à l’origine. Tout est d’une extrême harmonie.
La buvabilité est extrême. On se prend à dire que l’on boirait une bouteille tout seul sans faire exprès.
BRUNELLO DI MONTALCINO RISERVA, LISINI 1980 (*****)
Dégusté à l’aveugle, personne ne devina un vin aussi âgé, ni un millésime aussi peu coté. Les arômes sont
délicats et fins, sans manquer de densité. On est sur les fruits noirs avec de l’humus et du bois doux. Le vin
est très harmonieux, sans lourdeur. La finale, sans être vive, est fraîche. Un des plus beaux vins du millésime.
CHATEAU GILETTE CREME DE TETE 1950 (*****)
Couleur or un peu ambré. Les arômes sont envoûtants. C’est fin, complexe et très dense. On est sur
les fruits confits (abricot), les fruits secs (noisette) et la crème brûlée. La bouche est d’une harmonie
parfaite. La douceur, certainement grâce à l’âge, se combine avec le gras dense dont la volupté nous
émoustille. Très beau moment hors du temps.

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23 octobre 2019
RICHEBOURG, DOMAINE ANNE GROS 2008 (*****)
Couleur rouge dense, très foncé. Les arômes sont amples et très ouverts. Le fruit est bien mûr mais
pas compoté. On sent la noblesse de son origine. Le vin est concentré avec beaucoup de chair.
L’acidité finale soutient à merveille l’ensemble. Un très grand sujet qui procura un plaisir rare.
CHATEAU HAUT-BRION 2003 (*****)
Très beau millésime de Haut-Brion. Il s’en est bien sorti face aux grandes chaleurs de l’année.
Il est concentré et fort avec un fruit parfait de récolte. La trame est serrée. L’ensemble est de haut
vol et mérite une très haute note. Mais c’est le futur qui le verra développer au maximum ses
fameuses qualités.

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5 octobre 2019
TREBBIANO D’ABBRUZZO, VALENTINI 2007 (*****)
Ce vin de 2007 fut nommé en 2012 meilleur vin d’Italie toutes catégories confondues. La couleur est
d’or soutenu. Les arômes indiquent une force de la nature avec un caractère digne de ce nom.
Beaucoup de complexité sur les fruits et les fleurs. La bouche est d’une grande densité. L’équilibre est
exceptionnel. La chair reste charnue mais ferme du début à la fin. Très long. Un vraie personnalité.

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25 septembre 2019
JOHANNISBERG SAINT-THEODULE, CAVES ORSAT SA 1955 (*****)
Couleur jaune dense sans vieillissement. Arômes nobles et complexes. L’harmonie est parfaite: toutes les composantes s’accordent entre elles sans que rien ne dépasse. On sent une personnalité noble et immuable. Le vin est exceptionnel d’équilibre. Le gras est soutenu par une amertume minérale et par une étonnante acidité qui nous éloigne du Sylvaner à l’aveugle. Grandes longueur et classe.
RIOJA IMPERIAL GRAN RESERVA, COMPANIA DEL NORTE 1944 (*****)
Nos habitudes ont fait que nous cherchions à l’aveugle un vin français ou italien. La couleur est encore très sombre. Les arômes sont d’une très grande ampleur et reflètent un fruit mûr accompagné par des notes de bois doux et d’épices. On sent une grande personnalité et une base fortement constituée. Le vin est large et presque épais de par sa chair onctueuse. Il est quand même équilibré et n’a rien de pesant. Sa personnalité marquante ne peut pas laisser indifférent. Pour moi, un sujet grandiose qui ne porte pas, et de loin, ses 75 ans!
CHATEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1964 (****)
Arômes classiques avec une certaine délicatesse. L’âge est là, mais il n’a pas perdu ses qualités de base que sont la complexité et la race. C’est un grand vin, mais un peu plus de présence en bouche l’aurait aidé.
GIGONDAS, DOMAINE LES PALLIERES 1971 (*****)
Pris à l’aveugle, les choix se portaient principalement sur un superbe Bourgogne grâce à son fruit pur et charnu. La couleur est encore bien soutenue. Les arômes sont vraiment nobles et élégants, sans manquer de caractère. On est sur un mélange de fruits noirs et rouges parfaits de récolte. Une note de cuir ou de bois noble s’y mêle. Le vin est onctueux et sensuel. Le gras est soutenu par une belle acidité typiquement bourguignonne. L’ensemble est assez monumental sans être imposant. Grande longueur. Une surprise de taille qui nous procura un plaisir intense.
GRAN VINO RESERVA, SENORIO DE SARRIA, NAVARRA 1955 (*****)
A l’aveugle, nous étions en France. La couleur est assez dense. Les arômes sont complexes et surtout marqués par une grande personnalité. On devine une base solide. On part sur des fruits noirs avec des notes de cuir, d’humus et de futaille ancienne (propre, attention!). Le vin est équilibré avec une structure remarquable. Sa force impreigne la longue finale. Une superbe surprise qualitative.
TIGNANELLO, ANTINORI 1997 (*****)
Un grand millésime de Tignanello. Il est pourvu d’une structure et d’une corpulence étonnantes. On sent un suivi technologique qui a su respecter une base exceptionnelle.

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16 septembre 2019
JOHANNISBERG MONT D’OR, DOMAINE DU MONT D’OR 1969 (*****)
Le niveau est impeccable et le visuel de la bouteille inspire confiance. Arômes d’une très grande subtilité
avec de la complexité. On part sur l’amande et sur le grain que l’on retrouve dans les grands Whisky non
tourbés. On entre aussi dans un monde sans âge. Le style du cépage est difficile à cerner car c’est un sujet
en lui-même. Sujet qui veut rester discret sur son caractère d’aristocrate qui ne dévoile qu’à pas comptés un
fond généreux. La bouche est d’une harmonie absolue. La chair est tendre et ferme en même temps. Le fruité
est celui du jus d’ananas, signe d’une récolte idéalement mûre. La densité du vin est là mais le toucher de
bouche est raffiné. Chaque gorgée présente une nouvelle qualité qui se rajoute à la précédente.
L’exceptionnel vit réellement dans nos verres.
ERMITAGE MERLE DES ROCHES, DOMAINE DU MONT D’OR 1967 (*****)
Pour qui connaît quelque peu les vins valaisans, la vue de cette bouteille inspire un profond respect,
et sa dégustation l’admiration. C’est un mythe depuis sa naissance miraculeuse. Jamais il n’a faibli:
ses qualités perdurent sans altération. Mais qui peut en boire de nos jours?
La couleur est d’or profond. Au nez, ce qui frappe c’est que la récolte semble là devant nous, qui sécrète
un suc onctueux et délectable. Le fruit sur maturé est parfait et on le devine atteint par le meilleur botrytis.
Sur cette bouteille, différente des autres que j’ai bues, le cépage est même difficile à discerner. Le confit
d’abricot se mélange à de l’orange avec son écorce. Cela procure une fraîcheur incroyable à l’ensemble.
Quelques notes de fruits secs s’y rajoutent. La noblesse de caractère et la minéralité procurent une
dimension supérieure à ce monument dont la présence est marquante.
La bouche déploie toutes les qualités décrites pour l’olfaction. Le jus onctueux est doux sans excès, et
d’une finesse exquise. Le fruité est très pur. La rondeur sensuelle provient autant du gras très dense que
de la douceur. Même si la maturité de la récolte est élevée, la matière est restée ferme, jeune et dynamique.
Il n’y a donc rien de pesant, mais la concentration du jus est impressionnante. Le vin a gardé une fraîcheur
de fruit extraordinaire et les notes tertiaires sont pratiquement inexistantes. Un vin parfait est souvent celui
qui n’a pas de défaut, mais ici, on ne s’arrête pas à si peu: la perfection provient de l’addition des qualités.